Kimi Antonelli juge improbable d'être sacré dès ce week-end au GP des États-Unis. Le pilote Mercedes doit gagner dimanche à Austin et compter sur des contre-performances de George Russell et Lewis Hamilton pour décrocher sa première couronne mondiale et mettre fin à 73 ans d’attente pour l'Italie.
L'Italien Kimi Antonelli (Mercedes), leader du championnat du monde de Formule 1, a jugé qu'il était "improbable" qu'il soit sacré dès ce week-end au terme du Grand Prix des Etats-Unis à Austin (Texas).
Pour décrocher sa première couronne mondiale, le pilote de 20 ans doit en effet absolument s'imposer dimanche sur le tracé texan et espérer que son coéquipier britannique George Russell (Mercedes) ne termine pas parmi les huit premiers. Par ailleurs, le septuple champion du monde anglais Lewis Hamilton (Ferrari) doit également finir en dehors du Top 4.
"Ça serait assez dingue, c'est pour cela que je ne vais pas y penser. Mes adversaires doivent faire des performances catastrophiques pour que je sois champion. Moi je dois réaliser le week-end parfait et les autres doivent obtenir des mauvais résultats, ce qui est improbable", a expliqué Antonelli en conférence de presse.
"Évidemment, tout peut arriver"
"Évidemment, tout peut arriver et c'est dingue rien que d'y penser. Mais nous avons eu une réunion ce matin et le mot d'ordre était +amuse-toi+. Je garde le même état d'esprit dans lequel j'ai été toute l'année: prendre les courses les unes après les autres, tenter d'obtenir le meilleur résultat possible et on verra bien", a ajouté le natif de Bologne.
Interrogé sur ce que représenterait pour lui le fait de décrocher le titre mondial, Antonelli a répondu que "ce serait un rêve".
"C'est quelque chose dont je rêve depuis que je suis tout petit. Se retrouver dans une telle situation est vraiment incroyable. Mais en même temps, je dois continuer à faire le travail, à pousser pour gagner car ce n'est pas encore fait. Donc je vais essayer de finir le boulot et après je pourrai savourer", a-t-il affirmé.
S'il est sacré, Antonelli deviendra le troisième Italien à décrocher le titre suprême du sport automobile après Giuseppe Farina (1950) et Alberto Ascari (1952, 1953), qui a donné son nom à une chicane du célèbre circuit de Monza.
Le pilote Mercedes pourrait ainsi mettre fin à une disette longue de 73 ans pour l'Italie, qui avait remporté trois des quatre premières couronnes mondiales avant une longue traversée du désert.