Football : à 100 jours de la Coupe du monde, la capitaine française Amandine Henry veut "surfer sur la vague" des Bleus

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CHARLY TRIBALLEAU / AFP 0:52
Amandine Henry veut guider ses Bleues au sacre mondial en France, cet été. © CHARLY TRIBALLEAU / AFP
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Invitée de Nikos Aliagas sur Europe 1, mercredi, la capitaine des Bleues Amandine Henry s'est confiée sur sa carrière, son passé et le foot féminin, à trois mois du début de la Coupe du monde en France.
INTERVIEW

C'est l'un des événements sportifs de l'année 2019 : la France organise, du 7 juin au 7 juillet, la Coupe du monde de football féminin. "Ça approche de plus en plus. On est excitées, on a hâte que la compétition commence parce que ça fait pas mal de temps qu'on enchaîne les matches de préparation et de compétition", s'est livrée Amandine Henry, capitaine des Bleues, au micro Europe 1 de Nikos Aliagas, mercredi, à J-100 du début du tournoi. "En même temps, on profite aussi des derniers mois pour se préparer et peaufiner les derniers détails."

"À 200% pour rendre fière la France". Outsiders de la compétition, les Bleues de Corinne Diacre veulent imiter leurs compères masculins, sacrés à Moscou en juillet dernier : "On doit surfer sur la vague, c'est positif. On sait qu'on a le soutien du public qui sera derrière nous, on sera à domicile. On va se transcender et on va se mettre à 200% pour rendre fière la France."

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Rôle d'ambassadrices. Derrière l'aspect purement compétitif, la joueuse de l'Olympique lyonnais, 29 ans, espère que la pratique du football chez les filles va connaître un essor : "Depuis quelques années, on sait que le foot féminin évolue bien en France et je pense que cette Coupe du monde va être le déclencheur aussi de l'avenir, par nos performances. Forcément, on aimerait que ça évolue de plus en plus mais je pense qu'on est les ambassadrices pour que ça le devienne. On fera tout pour les générations futures", confie-t-elle.

Entendu sur europe1 :
Je n'étais pas trop poupées à la maison, j'étais plutôt dans le jardin à jouer avec mes cousins

Un moment-clé pour le sport féminin en France, donc, mais aussi une occasion pour la milieu de terrain de regarder le chemin parcouru depuis les pelouses d'Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais : "J'ai une famille de footeux dont mon papa. Je n'étais pas trop poupées à la maison, j'étais plutôt dans le jardin à jouer avec mes cousins. À l'âge de 5 ans, j'ai demandé à mon père de m'inscrire dans un club et puis ça ne m'a jamais quittée."

Le retour après une grave blessure. Pour autant, elle aurait pu ne jamais connaître le succès avec les Gones : en février 2008, elle subit une grave blessure au genou droit : "Quand j'ai vu le chirurgien la première fois, il m'a dit que ce n'était pas sûr que je puisse rejouer au foot de haut niveau. Là, c'est dur. Le foot fait partie de moi et je ne me voyais pas épanouie autrement", retrace la joueuse. Alors elle s'accroche, gagne sa place de titulaire avec l'OL et remporte ses premiers trophées chez les professionnelles. 

Vient ensuite l'aventure américaine, à Portland, en 2016-2017. "J'ai appris la positive attitude, c'est-à-dire qu'il fallait toujours aller de l'avant et vraiment être au service du collectif", raconte Amandine Henry. "C'est un management complètement différent." Revenue depuis à Lyon, elle réalise le doublé championnat de France et Ligue des champions, l'année dernière. Avant, peut-être, un sacre mondial cet été.

Europe 1
Par Thibaud Le Meneec