Fichage ethnique au PSG : Luis Fernandez n'a "jamais entendu parler de ça"

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"Je n'ai jamais vu ou entendu ça, jamais de la vie. Ça m'aurait révolté", assène au "Journal du Dimanche" Luis Fernandez, ex-boss du centre de formation du PSG.

"Je n'ai jamais vu ou entendu ça, jamais de la vie. Ça m'aurait révolté". L'ex-international français Luis Fernandez, qui a dirigé le centre de formation du PSG courant 2017, a fait part de sa surprise, dimanche dans le JDD, après que les Football Leaks ont révélé cette semaine le fichage ethnique de certains jeunes joueurs scrutés par le club.

"Il n'y a rien qui accrédite ça". "Je ne peux pas accepter que ce club que je connais depuis si longtemps soit associé à ça", poursuit Fernandez, qui pourrait prochainement être nommé ambassadeur du club selon plusieurs médias. "Il n'y a rien qui accrédite ça. (...) Mais je ne peux parler que de ce que j'ai vu, pas de la période avant. Marc Westerloppe (le responsable de la cellule nationale de recrutement du PSG, ciblé par les Football Leaks) est parti quatre, cinq mois après mon arrivée."

Fernandez défend son ancienne équipe. En poste au centre de formation courant 2017, une période concernée par l'affaire de fichage ethnique dévoilée par Mediapart (2013-2018), Fernandez a également défendu son équipe : "La cellule nationale, je ne la connais pas. Mais ceux qui travaillent en région parisienne, je les connais. Ce sont des hommes intègres".

"On ne regarde pas les origines". Ces pratiques de fichage ethnique dans le football, illégales en France, Luis Fernandez les évacue. "On ne regarde pas les origines (...) Oui, il y a de la concurrence, des choix à faire mais ils sont faits pour répondre à une seule question : est-ce que ce jeune a le potentiel pour franchir les paliers ?", assure l'ancien international français, âgé de 59 ans.

Résultats de l'enquête interne la semaine prochaine. Pointé par les Football Leaks pour avoir utilisé des critères ethniques tels que "Français", "Maghrébin", "Antillais", "Africain", sur des fiches de recrutement, le club parisien, qui met en avant une "initiative personnelle" de Marc Westerloppe - qui a quitté le club au début de l'année -, a annoncé mener une enquête interne dont les résultats sont attendus "dès la semaine prochaine". Le PSG a essuyé de nombreuses condamnations, dont celle de la ministre des Sports Roxana Maracineanu, et la Ligue des droits de l'Homme a porté plainte contre X vendredi pour "discrimination" et pour "collecte et traitement de données à caractère personnel faisant apparaître les origines raciales ou ethniques".