Après sa blessure au genou gauche, Kylian Mbappé assure être d'attaque pour guider l'équipe de France à l'approche du Mondial-2026.
Sa présence dans un rôle actif sur le terrain a longtemps été incertaine, en raison d'une tenace blessure au genou gauche, mais Kylian Mbappé est d'attaque pour guider l'équipe de France lors de sa tournée américaine même s'il aura forcément un temps de jeu aménagé pour éviter une rechute malvenue à l'approche du Mondial-2026.
Durant près d'un mois, le capitaine des Bleus a soigné une entorse au genou gauche, suscitant des craintes pour sa capacité à être rétabli à temps pour cette fenêtre internationale, la dernière avant la divulgation de la liste de Didier Deschamps pour la Coupe du monde, le 13 mai. Il était même question de voir le capitaine embarquer avec ses camarades outre-Atlantique pour honorer a minima une fonction d'ambassadeur au cours d'un voyage non dénué d'enjeu marketing pour la Fédération française de football.
Indisponible à partir de la fin février après une première partie de saison qui l'a vu tenir à bout de bras et sur tous les fronts le secteur offensif du Real Madrid (38 buts en 35 matches, toutes compétitions confondues), peut-être même au-delà du raisonnable, la superstar française a également effectué un passage par Paris début mars avec des soigneurs de son club pour hâter son rétablissement sans passer par la case opération.
Plus de peur que de mal finalement pour le champion du monde 2018 qui a repris la compétition dès le 17 mars en 8e de finale retour de Ligue des champions contre Manchester City avec une entrée en jeu en seconde période à l'Etihad Stadium (2-1). Cinq jours plus tard, sur le banc au coup d'envoi, il a aussi pu disputer les 26 dernières minutes du derby madrilène face à l'Atletico en Liga (3-2).
Si les intérêts du Real, soucieux de récupérer au plus vite son atout N.1, et de l'équipe de France, qui ne veut pas perdre son attaquant vedette en vue du Mondial (11 juin-19 juillet), peuvent diverger, la gestion du cas Mbappé semble s'être déroulée sans accroc entre les différentes parties.
"Il est à 100% physiquement. Je ne vois aucun inconvénient à ce qu'il parte avec les Bleus", avait lancé Alvaro Arbeloa, l'entraîneur du Real Madrid, avant le choc contre les Colchoneros.
"Frustration et colère"
Du côté des Bleus, la venue du joueur aux Etats-Unis relevait également de l'évidence, une fois son rétablissement acté. "Le protocole a été respecté, j'échangeais régulièrement avec Kylian. Il n'y avait pas d'obligations pour qu'il soit présent mais de son côté, c'était clair qu'il voulait être là avec nous en tant que joueur", a déclaré le sélectionneur Didier Deschamps, jeudi.
Mbappé est donc fin prêt pour cette dernière ligne droite de la saison, même s'il n'a plus débuté une rencontre depuis le 21 février. "Aujourd'hui je n'ai plus rien. C'est derrière moi, j'étais dans un protocole où je voulais recommencer à jouer doucement. J'espère que je vais pouvoir jouer pendant cette trêve et recommencer à être décisif", a-t-il expliqué lundi en marge d'un événement organisé par la société d'assurance Alan, au capital de laquelle il a investi.
Même s'il a dit avoir traversé cette période avec "beaucoup de frustration, de colère et de l'inquiétude", il a ajouté n'avoir jamais craint pour sa participation au Mondial. "Non, cela n'a jamais été un sujet, au maximum j'avais une rupture partielle donc j'aurais été absent jusqu'en avril. Il n'y a jamais eu de débat sur la Coupe du monde ni sur la fin de saison au Real Madrid", a-t-il indiqué.
Reste à bien négocier cette tournée américaine express d'à peine six jours, avec une arrivée mardi à Boston suivie de deux matches très rapprochés contre le Brésil, jeudi à Foxborough (Massachusetts), et la Colombie, dimanche à Landover (Maryland), près de Washington.
Une titularisation face à la prestigieuse seleçao semble aller de soi pour le deuxième meilleur buteur de l'histoire des Bleus (55 buts en 94 sélections) qui pourrait alors souffler contre les Colombiens.
"On ne va pas là-bas en vacances, on va là-bas pour préparer la Coupe du monde", a-t-il lâché, plus motivé que jamais à deux mois et demi de retrouver une compétition qui a forgé sa légende.