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Dopage : l'athlète française Cyréna Samba-Mayela, vice-championne olympique, suspendue provisoirement

Selon l'AIU, Cyréna Samba-Mayela est suspendue depuis le 18 septembre. [Andy Buchanan / AFP]

Cyréna Samba-Mayela, vice-championne olympique du 100 m haies à Paris en 2024, fait l’objet d’une suspension provisoire depuis le 18 septembre. La Française est visée par trois manquements à ses obligations de localisation, selon l’AIU.

La vice-championne olympique du 100 m haies Cyréna Samba-Mayela, seule médaillée française en athlétisme aux JO de Paris, a été provisoirement suspendue en raison de trois manquements à ses obligations de localisation, a annoncé vendredi l'unité d'intégrité de l'athlétisme (AIU).

Selon l'AIU, Cyréna Samba-Mayela, 25 ans, est suspendue depuis le 18 septembre. Elle risque jusqu'à deux ans de suspension pour avoir ne pas s'être fait localiser par trois fois auprès des instances antidopage sur les douze derniers mois, ce qui signifie qu'elle pourrait manquer les prochains JO de Los Angeles en juillet 2028.

"Jamais fait l'objet du moindre contrôle antidopage positif"

La hurdleuse, championne d'Europe de la discipline en 2024 à Rome, avait été contrainte de déclarer forfait cet été pour les championnats d'Europe d'athlétisme à Birmingham en raisons de pépins physiques.

Après les JO, elle avait quitté son entraîneur, l'Irlandais John Coghlan, qu'elle avait suivi à Orlando (Floride) fin 2023. Elle avait rejoint Tonja Buford-Bailey au Texas, où elle s'entraîne aux côtés notamment de la sprinteuse américaine Gabby Thomas, championne olympique du 200 m à Paris.

L'entourage de l'athlète a rappelé auprès de l'AFP qu'elle n'avait "jamais fait l'objet du moindre contrôle antidopage positif", insistant sur le fait que la procédure en cours devant l'AIU porte "exclusivement sur des obligations" de localisation, et "non sur l'usage d’une substance quelconque".

Cyréna Samba-Mayela "continue de répondre dans les délais impartis et de coopérer pleinement", a précisé son entourage, ajoutant qu'elle ne "fera pas d'autre commentaire". La Française avait été intégrée au groupe cible de l'AIU, et donc contrainte de transmettre chaque jour un créneau d'un quart d'heure entre 5h00 et 23h00 pour pouvoir être contrôlée.

Cette obligation oblige les athlètes à communiquer leurs lieux d'entraînements, de stages, de compétitions, et s'ils sont absents ou bien ont mal rempli leurs informations, cela entraîne un manquement.