Effectifs, formation, salaires : pourquoi le rugby féminin a le vent en poupe

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La Française Cyrielle Banet lors d'un match contre l'Ecosse en novembre 2020. © ANDY BUCHANAN / AFP
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En rugby, le nombres de licenciées continue d'augmenter, la formation s'améliore et les contrats des joueuses sont de plus en plus avantageux. A l'occasion de la semaine "Sport féminin toujours", œuvrant pour la visibilité des sportives, Europe 1 vous explique pourquoi le rugby féminin français a de beaux jours devant lui.

La féminisation du rugby français semble en bonne voie : les instances de ce sport recensaient près de 20% de joueuses supplémentaires l'an dernier en France. Au-delà des effectifs qui augmentent, tous les voyants sont au vert concernant la formation des jeunes pousses et leur rémunération. Alors que s'achève la semaine "Sport féminin toujours", une opération qui permet de parler des femmes dans le monde du sport, Europe 1 vous fait découvrir l'ovalie au féminin.

En rugby, la formation française fait aujourd'hui figure de modèle notamment dans la manière d'entrainer joueurs et joueuses. "On a 184 filles dans les académies qui s'entrainent exactement comme les garçons et avec les garçons. Ce sont des joueurs et joueuses qui ont entre 15 et 18 ans", explique le directeur technique national, Didier Retière. Selon lui, il n'y a pas de barrière entre les genres chez les jeunes talents repérés par la fédération. Il prédit l'arrivée d'une génération de joueuses "de haut-niveau" et "préparées".

Un modèle alternatif à celui des hommes

Les choses changent également sur la question de la professionnalisation. Si beaucoup de joueuses continuent de travailler en parallèle de leur carrière, c’est de moins en moins une nécessité. "On a signé des contrats à 75%, donc 25% chez notre employeur. Il y a deux ans on était à 50%. On voit vraiment une évolution", explique Pauline Bourdon, demie de mêlée et monitrice d’atelier.

Les joueuses semblent pourtant réticentes à adopter le modèle économique vacillant du rugby masculin. Beaucoup veulent rester dans le monde du travail, comme pour tracer une autre voie : "On pourrait en vivre, mais nous, les filles, avons aussi besoin de continuer à aller au travail, de voir du monde", poursuit Pauline Bourdon, concluant : "Professionnaliser le rugby féminin, je ne suis pas sûre qu’à l’heure actuelle on le veuille toutes."

Europe 1
Par Simon Ruben, édité par Antoine Cuny-Le Callet