Des changements pour les Bleus à l'Euro ? "Aller chercher un résultat, après on pourra calculer"

, modifié à
  • A
  • A
Didier Deschamps ne devrait pas apporter de gros changements dans sa composition d'équipe samedi face à la Hongrie. 1:04
Didier Deschamps ne devrait pas apporter de gros changements dans sa composition d'équipe samedi face à la Hongrie. © UEFA / AFP
Partagez sur :
Pour 54% des répondants à notre sondage, le sélectionneur de l'équipe de France, Didier Deschamps, ne doit pas faire tourner son effectif pour le deuxième match des Bleus face à la Hongrie samedi et ce malgré la victoire de mardi dernier face à l'Allemagne. Pour la consultante foot d'Europe 1 Aline Riera, il y a "déjà un résultat à aller chercher, après on pourra calculer."

Les Bleus affrontent la Hongrie ce samedi à 15 heures à Budapest pour leur deuxième match de l'Euro face à l'équipe considérée comme la plus faible de leur groupe de la mort. Après leur victoire 1-0 mardi face à l'Allemagne à Munich, les hommes de Didier Deschamps abordent cette rencontre déjà en bonne position en vue de se qualifier pour les huitièmes de finale. Une victoire et les Bleus verront les huitièmes, quoi qu'il advienne ensuite face au Portugal.

Deschamps ne semble pas vouloir de gros changements

L'équipe de France peut-elle se permettre de faire tourner son effectif pour cette rencontre pour autant ? C'est la question posée par Europe 1 sur Twitter. Et pour environ 54% des répondants, Didier Deschamps ne devrait pas toucher au onze qui a triomphé en Allemagne. "Le premier match de poule est important mais jamais décisif", a d'ailleurs souligné ce dernier. "L’avantage d’avoir cette victoire au premier match, c'est que ça peut nous permettre d’être qualifiés après deux matchs (…) On a cette possibilité-là, qui est un premier objectif", a-t-il insisté. "Je ne prépare pas le deuxième match en pensant au troisième."

A priori, le patron de l'équipe de France ne devrait donc pas modifier en profondeur son dispositif. Une option fortement encouragée par les consultants foot d'Europe 1. "On ne se projette pas sur le match du Portugal, on se projette sur le match de la Hongrie. Il y a ce match-là, avec déjà un résultat à aller chercher, après on pourra calculer. Pour l’instant, il faut aller chercher une deuxième victoire", a défendu vendredi l'ancienne internationale tricolore Aline Riera. "Je sais Didier Deschamps assez conservateur, je ne le vois pas faire beaucoup tourner", avait-elle déjà souligné jeudi sur notre antenne.

"Une équipe qui doit apprendre à vivre ensemble"

Au maximum, seuls quelques changements pourraient avoir lieu. Le milieu de terrain Adrien Rabiot pourrait être remplacé par Thomas Lemar, peut-être en cours de match, celui-ci ayant réalisé de bons entraînements avec l'équipe de France. Victime d'un gros choc à tête face à l'Allemagne, Benjamin Pavard pourrait par ailleurs être préservé. Pour l'ancien joueur de l'Olympique de Marseille Marc Libbra, il y bien une "interrogation Pavard, est-ce qu’on prend le risque avec lui ou pas ?" En tout cas, "on ne change pas une équipe qui est en train de se forger", estime-t-il.

"Il ne faut pas changer parce qu'il n’y a eu que deux matchs de préparation", approuvait jeudi le journaliste Laurent Jaoui sur Europe 1. "Il ne faut pas changer parce que c’est une équipe qui doit apprendre à vivre ensemble, notamment la ligne des trois attaquants, notamment parce que Benzema est venu s'ajouter à ce dispositif", avait-il encore insisté. Et l'avenir des Bleus doit aussi être pris en compte selon lui. "Il vaut mieux terminer premier du groupe F et affronter un troisième de groupe."

"Regarder les incidences sur les huitièmes de finale"

Pour Guy Roux également, il faut "regarder les incidences sur les huitièmes de finale". "Il n’y a encore rien de fait", avait justifié l'ancien entraîneur de l'AJ Auxerre. Cette prudence de nos consultants est toutefois tempérée par Aline Riera, qui estime que des changements seront peut-être possibles en fonction du scénario du match. "Vous pouvez partir avec votre équipe type contre la Hongrie et changer très rapidement", avait-elle conclu. "Changer les postes clés si ça tourne bien."

Europe 1
Par Jonathan Grelier