Cris racistes : Maracineanu veut "ouvrir les yeux aux gens qui vivent depuis longtemps entre eux"

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Invitée d'Europe 1 lundi, la ministre Roxana Maracineanu a estimé nécessaire que "le sport n'échappe pas à la loi de la société", taclant au passage l'attitude de la Ligue de football, quelques jours après l'interruption du match entre Dijon et Amiens en raison de cris racistes.
INTERVIEW

78ème minute de jeu, vendredi, entre Dijon et Amiens. Le capitaine amiénois Prince Gouano, victime de bruits de singe, s'arrête de jouer. Le match est interrompu quelques minutes, l'auteur des cris racistes interpellé et la Ligue de football professionnel (LFP) annonce se saisir du dossier. Mais celle-ci serait-elle trop lente à agir contre ce fléau qui a aussi touché l'Italie et l'Angleterre récemment ? "Oui, mais mon rôle en tant que ministre des Sports, c'est d'ouvrir les yeux aux gens qui vivent depuis longtemps entre eux", répond Roxana Maracineanu, lundi sur Europe 1.

Dans le foot, "on est tous amis", mais "la vie, ce n'est pas ça"

La ministre des Sports dénonce ainsi une sorte d'entre-soi dans le milieu du football, où "on est tous amis : les clubs, la Ligue, la Fédération, les supporters, les pratiquants, les arbitres… Parfois on a des conflits, mais ça dure le temps d'un match, le temps d'un chant, et derrière on se rabiboche, sauf que la vie ce n'est pas ça", rappelle l'ancienne championne de natation. "Dans la société, il y a des lois".

>> De 17h à 20h, c'est le grand journal du soir avec Matthieu Belliard sur Europe 1. Retrouvez le replay ici

Une rencontre prévue mercredi avec Le Graët

Roxana Maracineanu doit d'ailleurs rencontrer mercredi le président de la Fédération française de football (FFF) pour faire "un état des lieux de leurs actions en la matière" et "qu'on enclenche avec l'instance nationale du supportérisme un vrai plan d'action là-dessus, pour que le sport n'échappe pas à la loi de la société".

Fin mars, en réaction aux chants homophobes entendus lors d'un PSG-OM, la présidente de la LFP, Nathalie Boy de la Tour, avait préféré parler de "folklore", avant de revenir sur sa déclaration.