À la première Fête du sport, initiation à l'escrime et... coupes budgétaires

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L’événement, voulu par Laura Flessel pour faire découvrir de nouvelles activités, se tient ce week-end dans un contexte économique difficile pour le sport amateur. Europe 1 s'est rendu à un cours d'escrime, à Paris. 
REPORTAGE

"C'était bien, il faut être agile ! J'aimerais bien en faire en club." Ilyan et Maxime, 10 ans, posent leurs épées et leurs casques. Près de la bibliothèque nationale de France (BNF), dans le 13ème arrondissement de Paris, ils viennent de tester l'escrime pour la première fois à la Fête du sport, et sont convaincus. Mais pourront-ils la pratiquer dans les mêmes conditions que leurs aînés ? En coulisses, la question agite parents et moniteurs.

"On va tous être touchés". Car le contexte est difficile pour le sport amateur français. Même si la nouvelle ministre, Roxana Maracineanu, a promis que le budget, annoncé à la baisse, serait finalement "préservé", une pétition baptisée "le sport compte", lancée par le Comité national olympique et sportif français, a déjà recueilli plus de 100.000 signatures. "On va tous être touchés", pressent Fatima, la mère de l'un des enfants s'essayant à l'escrime.  "Ça nous inquiète, si les associations n'ont plus de subventions ou moins, on sera tous affectés", poursuit la maman.

Voulue par l'ancienne ministre Laura Flessel - qui a démissionné il y a environ deux semaines - pour faire découvrir de nouvelles activités aux enfants et aux adultes, la Fête du sport connaît sa première édition, de vendredi à dimanche. S'ils ne la boudent pas, les professionnels du sport s'inquiètent.

"Aller chercher l'argent ailleurs". "Tant mieux pour les fédérations si ça peut leur rapporter des licenciés et donc de l'argent", souligne ainsi Jade, professeure d'escrime. "C'est très bien que les gens puissent découvrir des sports qu'ils ne connaissent pas forcément : on va devoir aller chercher l'argent ailleurs que dans les subventions."

 

Europe 1
Par Pierre Herbulot, édité par Margaux Lannuzel