Week-end de Pâques : des cérémonies religieuses sous surveillance face à la menace terroriste

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Les patrouilles militaires de l’opération Sentinelle seront mobilisées en ce week-end pascal.
Les patrouilles militaires de l’opération Sentinelle seront mobilisées en ce week-end pascal. © JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
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En ce week-end de Pâques, les autorités craignent une éventuelle concrétisation de la menace terroriste qui plane toujours sur la France. Dans chaque département, des consignes ont été envoyées aux préfets afin de sécuriser davantage les lieux qui accueilleront du public pour des cérémonies religieuses.

Ce week-end de Pâques, les contrôles des forces de l'ordre ne vont pas se limiter aux rassemblements de plus de six personnes interdits dans l'espace public à cause du Covid-19. Les cérémonies religieuses en lien avec ce moment majeur pour les chrétiens vont aussi faire l'objet d'une attention toute particulière, mais pas pour la même raison. Depuis un mois, la France se trouve au niveau "risque attentat" du plan Vigipirate de lutte contre le terrorisme. Certes, ce niveau est moindre que l'"urgence attentat" qui avait été activée fin 2020. Mais la menace terroriste reste bien présente sur le territoire et les autorités craignent que cette menace puisse se concrétiser lors de ces cérémonies.

Des consignes ont été envoyées aux préfets

Pour limiter les risques, des mesures de sécurisation renforcées ont donc été mises en place dans le cadre de ces cérémonies. Dans chaque département, les préfets ont reçu des consignes du ministère de l’Intérieur pour accentuer la sécurité autour de ces événements. Les patrouilles militaires de l’opération Sentinelle seront mobilisées en première ligne et surveilleront les édifices jugés comme étant les plus sensibles. Leur présence sera visible et mobile aux heures des cérémonies. Et les accès à ces dernières pourraient être limités.

Une menace qui évolue

Une vigilance importante sera aussi accordée aux voitures garées à proximité des lieux de culte. Ces mesures, qui peuvent être adaptées en fonction des spécificités, interviennent dans un contexte où la menace est non seulement présente mais surtout évolue. Ces derniers mois, les services antiterroristes insistent sur le risque endogène : celui de voir passer à l’acte des personnes qui sont déjà en France mais pas forcément détectées et qui peuvent agir très vite.

Le mois dernier, deux jeunes suspects ont d’ailleurs été arrêtés, l’un de 17 ans à Mantes-la-Jolie et l’autre de 18 ans à Marseille. Deux affaires différentes qui montrent que les services de renseignement continuent de déjouer ce genre d'attaques potentielles.

Europe 1
Par Guillaume Biet, édité par Jonathan Grelier