Violences sexuelles dans les VTC : Marlène Schiappa demande des mesures au patron d'Uber France

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Marlène Schiappa va recevoir le patron d'Uber France pour demander des mesures de lutte contre les agressions sexuelles dans les VTC. 1:21
Marlène Schiappa va recevoir le patron d'Uber France pour demander des mesures de lutte contre les agressions sexuelles dans les VTC. © AFP
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Après des témoignages d'agressions sexuelles par des chauffeurs Uber, arrivés par centaines sur les réseaux sociaux sous le hashtag #UberCestOver, la société de VTC va devoir s'expliquer. La secrétaire d'État chargée de l'Égalité Femmes-Hommes, Marlène Schiappa, reçoit jeudi le patron d'Uber France.

Des clientes agressées sexuellement, parfois jusqu'au viol. Après de nombreux témoignages sur les réseaux sociaux sous le hashtag #UberCestOver - l'une d'elles s'était notamment exprimée en novembre sur Europe 1 - le gouvernement a décidé de réagir. Jeudi 12 décembre, Marlène Schiappa, la secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité Femmes-Hommes, va demander des comptes à Steve Salom, le patron d'Uber France.

Plus de 700 témoignages 

Le scandale semble avoir été trop longtemps étouffé : plus de 700 témoignages de clientes agressées par leur chauffeur ont déjà été recueillis, mais beaucoup de ces femmes se sont juste vues proposer le remboursement de leur course. "J'attends que des mesures drastiques soient prises pour qu'on ne puisse plus avoir des femmes qui se font agresser par des récidivistes, qu'il n'y ait plus d'agressions qui soient ignorées", demande Anna Toumazoff, qui a révélé l'ampleur du phénomène via son compte Instagram après avoir reçu des témoignages.

Uber France aidera la police à retrouver les agresseurs

Contactée par le cabinet de Marlène Schiappa, la jeune femme presse le gouvernement d'agir : "On ne pourra pas empêcher qu'il y ait un risque, où que ce soit. Maintenant, si en tant que femme notre sécurité ne peut plus être assurée dans une société qui a le quasi monopole sur le transport des personnes dans ce pays, alors il faut l'interdire, bien évidemment."

Interdire la plateforme d'exercer semble compliqué alors certaines militantes féministes demandent qu'Uber soit responsable pénalement. Le patron de la plateforme VTC, convoqué chez Marlène Schiappa, a pris des mesures : il aidera désormais la police à retrouver les conducteurs agresseurs.

Europe 1
Par Caroline Baudry, édité par Séverine Mermilliod