Violences : pourquoi il est crucial de "mailler le territoire" de Maison des Femmes

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Invitée d'Europe Matin, Ghada Hatem, gynécologue-obstétricienne et fondatrice de la Maison des Femmes à Saint-Denis, a annoncé vouloir ouvrir de nouveaux établissements pour mailler le territoire et faciliter les prises en charge. L'association, qui est à la recherche de financements, a lancé un appel aux dons.
INTERVIEW

Quatre ans après son installation, la Maison des Femmes, à Saint-Denis, pratique plus de 13.000 consultations par an, notamment pour des femmes victimes de violences conjugales. Sa fondatrice, la gynécologue-obstétricienne Ghada Hatem, invitée de Matthieu Belliard dans Europe Matin, a expliqué vouloir ouvrir d’autres établissements similaires en France, comme il en existe déjà à Bordeaux ou Brive, et chercher des financements.

"Outiller les grandes villes"

Des projets sont déjà en cours à Caen, Rennes ou encore Versailles. Un véritable enjeu pour la gynécologue-obstétricienne : "Il faut mailler le territoire parce que la vie de ces femmes est déjà assez compliquée, alors si en plus il faut aller très loin et multiplier les rendez-vous, ça devient mission impossible et les gens abandonnent. Plus c'est près de chez vous, même par rapport à la justice de proximité, et mieux ça fonctionne pour vous", a assuré Ghada Hatem.

Mais pour elle, le prochain véritable objectif est Marseille : "Avec Saint-Denis ce sont deux villes finalement assez proches. De grandes villes polyculturelles et avec une population socialement très diversifiée. Donc je me suis dit que Marseille finalement était un modèle tout à fait proche et il y a là-bas un gros hôpital, l'Assistance publique de Marseille. Et la force de notre modèle c'est aussi qu'il s'appuie toujours sur un hôpital, parce qu'il y a tous les soins qui peuvent compléter : la radiologie, les urgences, l'orthopédie, un bloc opératoire s'il faut se faire opérer... J'avais vraiment à coeur que les grandes villes, en priorité et pour commencer, soient outillées".

Et pour financer ce projet marseillais ainsi que tous les autres, la Maison des Femmes est à la recherche de financements. "On a été inondé de propositions d'aide, de candidatures. C'est magnifique", soulève Ghada Hatem. Un appel aux dons a également déjà été lancé sur le site helloasso.com, porté par plusieurs ambassadeurs comme Julie Gayet, Alexandra Lamy ou Philippe Katerine.

Europe 1
Par Manon Fossat