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Violences après le sacre du PSG : toujours aucune incarcération au deuxième jour des comparutions immédiates

Deux jours après le début des comparutions immédiates suite aux violences lors du sacre du PSG à Paris, quelles peines la justice a-t-elle prononcé pour le moment à l'encontre des émeutiers ? [Kenzo TRIBOUILLARD / AFP]

Deux jours après le début des comparutions immédiates suite aux violences lors du sacre du PSG à Paris, quelles peines la justice a-t-elle prononcé pour le moment à l'encontre des émeutiers ? Alors que le chef de l'Etat promet de la fermeté, dans la réalité, c'est loin d'être le cas. 

Plusieurs jours après les violences en marge de la victoire du PSG en Ligue des champions, la deuxième journée de comparutions immédiates s'est déroulée ce mardi à Paris. 

Et alors que l'Etat promet une réponse forte, du président de la République Emmanuel Macron au chef du gouvernement Sébastien Lecornu, dans le tribunal, le constat est très différent. 

Du sursis à la pelle

Malgré déjà deux jours de comparutions immédiates, aucun émeutier n'a été incarcéré pour le moment, y compris ceux dont les faits reprochés étaient les plus graves, comme Maheir S, 31 ans, qui a blessé trois policiers en leur donnant des coups de poing, des coups de pied, de bâton mais aussi en les mordant et en leur crachant dessus. 

Déjà condamné pour vol avec violence et trafic de stupéfiants, l'homme est pourtant ressorti libre. Sa peine : 12 mois de prison dont 6 avec sursis. Pas de mandat de dépôt, il pourra porter un bracelet électronique. 

Des émeutiers en liberté pour la Coupe du monde

Des peines de sursis prononcées à l’encontre de la majorité des émeutiers qui ont tiré des mortiers d’artifice sur des policiers. Pire, l’un d’entre a même seulement écopé d'une centaine d’heures de travaux d’intérêt généraux. 

Aure cas, celui d'Anis C, tunisien multirécidiviste qui a profité de la situation pour voler 73 bouteilles d'alcool dans un magasin alimentaire. Malgré son casier judiciaire, il est condamné à six mois de prison... avec sursis. 

Autant d'émeutiers qui pourront donc être dans les rues de la capitale pour la coupe du monde de football, qui commence la semaine prochaine.