Violences sur des policiers le 1er mai : le couple de la Contrescarpe convoqué au tribunal

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Le couple filmé en train d'être molesté par Alexandre Benalla est soupçonné de violences envers des policiers, le 1er mai, place de la Contrescarpe. 

Le couple filmé en train d'être molesté par Alexandre Benalla le 1er mai sur la place de la Contrescarpe à Paris sera jugé devant le tribunal correctionnel pour violences sur des policiers, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

Au terme d'une journée de garde à vue, le jeune homme de 29 ans, Georgios D., et sa compagne de 30 ans, Chloé P., se sont vus remettre une convocation pour un procès à une date ultérieure, selon un tweet de leur avocat et une source judiciaire.

Trois autres garde à vue levées. À leurs côtés, trois autres personnes avaient été placées en garde à vue mardi matin, elles aussi mises en cause dans cette enquête ouverte pour des violences commises contre des personnes dépositaires de l'autorité publique lors d'une manifestation sur cette place du Quartier latin. Leurs gardes à vue ont été levées en fin de journée et ces trois procédures ont été classées sans suite, selon la source judiciaire.

Le couple convoqué par le tribunal avait été filmé en train d'être rudoyé le 1er mai par l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron et par Vincent Crase, un employé de La République en marche, selon une source proche du dossier. Les deux hommes, mis en examen fin juillet pour ces faits, avaient ensuite remis le couple à la police lors d'un rassemblement de manifestants qui avait dégénéré sur cette place du quartier latin.

"Une mesure disproportionnée et brutale", selon leur avocat. Les deux jeunes gens s'étaient constitués partie civile au démarrage du scandale qui ébranle l'exécutif depuis mi-juillet, et ont été entendus le 19 septembre par les juges d'instruction au tribunal de Paris chargés de cette enquête. Lors de cette audition, ils avaient été interrogés sur les jets de projectiles - une carafe d'eau et un cendrier - vers les CRS qui avaient été à l'origine de leur interpellation, dont ils dénoncent la violence.

"C'est une mesure excessive, disproportionnée et brutale eu égard au fait qu'il n'y a pas eu de plaintes déposées par les CRS ni de blessés", a déclaré Me Sahand Saber au sujet de cette garde à vue. Il a par ailleurs souligné que ses clients ont déjà reconnu publiquement ces faits et présenté leurs excuses.

Ce jeune cuisinier grec et cette graphiste française, inconnus auparavant de la police et de la justice, affirment être sortis boire un verre le 1er mai avant de se retrouver pris dans les heurts. Au total, les enquêteurs ont convoqué une vingtaine de personnes concernées par ces échauffourées, selon une source proche de l'enquête.