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Vendanges : «Pour l'instant, on a qualitativement un bon millésime, mais peu de quantité», constate Thiébault Huber, vigneron

[RIEGER Bertrand / hemis.fr / hemis.fr / Hemis via AFP]

Alors que les vendanges débutent dans le Sud-Ouest de la Bourgogne avec plusieurs semaines d'avance sur le calendrier habituel, conséquence du réchauffement climatique, la récolte s'annonce plutôt bonne en qualité, mais moins importante en quantité.

Bien que les conséquences du réchauffement climatique continuent à faire reculer le début des vendanges en France année après année, 2026 pourrait être un excellent millésime. Pour Thiébault Huber, vigneron dans le sud de la Bourgogne, débuter aussi tôt les récoltes c'est "une première depuis 2020".

Des vendanges historiquement précoces

"C'est encore 4 jours d'avance. C'est exceptionnel, alors pour l'instant c'est pour la récolte des crémants, mais les vins risquent de commencer dès la semaine prochaine."

S'adapter pour préserver un savoir-faire ancestral

Le constat est clair : en 25 ans, les vendanges ont avancé d'environ 25 jours. Vendanger en août devient une habitude et force les vignerons à s'adapter constamment pour préserver un terroir qui se transmet de génération en génération.

"Depuis 2003, je m'apprête à faire ma dixième récolte au mois d'août", signale celui qui préside aussi la Confédération des appellations et des vignerons de Bourgogne.

"Mon grand-père, lui, entre 1929 et 1976, ne l'a fait qu'une fois. Ça s'accélère de plus en plus. Il faut qu'on s'adapte, à commencer par nos techniques à la vigne pour qu'elle ne souffre pas et qu'on puisse continuer à produire comme on a l'habitude de le faire en Bourgogne."

Une année de grande qualité

Avec le dérèglement climatique et une récolte qui démarre très tôt, on pourrait craindre pour l'état des raisins. C'est justement le contraire : le "niveau qualitatif est magnifique", selon Thiébault Huber.

"Puisque les maladies de la vigne sont essentiellement des champignons et qu'au vu du temps qu'on a eu depuis le mois de mai, avec ces vagues de chaleur et cette sécheresse, il n'y a aucune pression de maladie, les raisins sont très sains."

En revanche, la contrepartie de ces chaleurs est le "peu de jus" dans les raisins, ce qui risque d'affecter la quantité, même si la qualité devrait être "très très bonne".