Valenciennes : Pourquoi le géant Huawei a-t-il offert 240 caméras de surveillance à la Ville ?

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Les caméras Huawei seraient équipées d'un système de reconnaissance faciale. 1:40
Les caméras Huawei seraient équipées d'un système de reconnaissance faciale. © WANG ZHAO / AFP
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La ville de Valenciennes est équipée depuis trois ans grâce à l'entreprise Huawei. Le géant chinois a offert à la municipalité 240 caméras d'une valeur de deux millions d'euros. Certains habitants disent craindre l'espionnage de la firme.
REPORTAGE

Les caméras de surveillance seront-elles bientôt partout dans notre quotidien ? A Valenciennes, on trouve aux coins des rues des caméras de surveillance blanches, cadeau du géant Huawei. Ce dernier en a offert à la Ville 240 d'une valeur de deux millions d'euros. Valenciennes sert désormais de vitrine commerciale en France. Si certains riverains louent l'utilité de cet équipement pour la sécurité, d'autres s'inquiètent : le géant chinois est en effet le numéro un mondial de la reconnaissance faciale.

Ces caméras n'ont rien coûté à la Ville. "Si c'est gratuit, c'est que vous êtes le produit, déclare Michel Legrand, président de la fédération du Nord de la ligue des droits de l'Homme. Ce qui me gêne, c'est que c'est un cadeau dans lequel il n'y aurait pas de contrepartie. Huawei est une entreprise proche de l'Etat chinois." "Un grand état démocratique...", ajoute-t-il ironiquement.

Equipées d'un système de reconnaissance faciale

Autre inquiétude, ces caméra dernier cri sont équipées d'un système de reconnaissance faciale. Le maire de Valenciennes, Laurent Degallaix, assure que cette technologie n'est pas utilisée : "C'est interdit en France. On utilise les caméras comme on les utilise partout en France. La seule différence c'est qu'elles sont toutes Huawei."

Un signe montre pourtant l'intérêt des autorité françaises pour la marque chinoise : depuis le déploiement de ces caméras, les services de renseignements de la DGSI se sont déplacés quatre fois à Valenciennes.

Europe 1
Par Maximilien Carlié édité par Antoine Cuny-Le Callet