Urgences : qu'est-ce que le plan "hôpital sous tension" ?

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Valérie Durand-Roche, directrice de l'hôpital Édouard-Herriot à Lyon, a expliqué sur Europe 1 en quoi consistait le plan "hôpital sous tension", généralement déployé dans les hôpitaux français lors "des périodes d'épidémie".
INTERVIEW

L'objectif du plan "hôpital sous tension" est simple et parfaitement résumé par Valérie Durand-Roche, directrice de l'hôpital Édouard-Herriot à Lyon : "Répondre au bon moment avec des renforts de moyens." Concrètement, l'hôpital est dit "sous tension" lorsqu'il y a "une inadéquation entre les venues aux urgences, les moyens qui sont présents aux urgences et le nombre de lits d’aval", explique-t-elle au micro de Nikos Aliagas sur Europe 1, lors de notre matinale spéciale au CHU de Lyon.

"Des réponses graduées pour faire face à ces afflux de patients." En règle générale, ce plan est "déployé dans les hôpitaux français" lors "des périodes d'épidémie", particulièrement "sur les périodes de grippe" ou "parfois de canicule". Des moments où les patients affluent vers les services d'urgence. "Le plan 'hôpital sous tension' met en oeuvre des réponses graduées pour faire face à ces afflux de patients, qui viennent soit avec un besoin d'hospitalisation, soit pour une simple consultation."

>> De 7h à 9h, c’est deux heures d’info avec Nikos Aliagas sur Europe 1. Retrouvez le replay de notre matinale spéciale en direct en direct du CHU Édouard-Herriot de Lyon ici

Pour répondre à cette demande, "on a des processus de rappel" du personnel qui ne travaille pas. Mais aussi, on essaye de prévoir avec un plan en amont", explique Valérie Durand-Roche. Cela passe donc par "des périodes où on va avoir plus d'effectifs, que l'on va aussi payer en plus", mais aussi "un volume de lits d'aval supérieur par rapport à notre fonctionnement normal".

Le "plan blanc" pour les afflux massifs et inattendus de patients. Parfois, les urgences doivent également faire face à des afflux massifs de patients totalement impossibles à prévoir, comme lors d'une attaque terroriste. Dans ces cas-là, c'est le "plan blanc" qui est déclenché. Il s'agit d'un "moyen intra-hospitalier de répondre à la demande d’un afflux de victimes".

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"Nous devons, selon les objectifs, répondre en moins de 30 minutes pour accueillir ce que l’on appelle 'les urgences absolues' et aussi accueillir les urgences relatives", décrit Valérie Durand-Roche. C'est selon ces critères que les victimes sont "triées à l’entrée de l’hôpital, après un pré-tri en extra-hospitalier effectué par le Samu ou les pompiers dans le cadre des dispositifs présents".

Europe 1
Par Grégoire Duhourcau