Universités : "Les examens auront évidemment lieu", assure Édouard Philippe

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Edouard Philippe crédit : GERARD JULIEN / AFP - 1280
"Les examens auront évidemment lieu", assure Édouard Philippe en plein mouvement de blocage des universités (image d'archives). © GERARD JULIEN / AFP
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Alors que de nombreuses universités sont bloquées par les étudiants pour protester contre les nouvelles règles d'accès à l'université, le Premier ministre assure que les partiels seront maintenus.

Edouard Philippe a assuré jeudi que les examens dans les universités auraient "évidemment" lieu, malgré les "violences" de ces derniers jours sur certains campus, qu'il a condamnées. "Les examens doivent avoir lieu", a déclaré le Premier ministre sur France Inter, alors que des amphis étaient encore occupés mercredi dans plusieurs universités et des sites totalement bloqués pour protester contre la loi sur les nouvelles modalités d'accès à la fac.

"Très forte main mise de l'extrême gauche sur ces mouvements". Interrogé pour savoir s'ils se tiendraient dans les meilleures conditions, il a répondu "évidemment". Il a par ailleurs noté "une très forte main mise de l'extrême gauche sur ces mouvements", disant avoir entendu "Olivier Besancenot assumer le fait qu'il était un révolutionnaire et d'une certaine façon encourager vivement les étudiants à suivre son exemple personnel et les conseils qu'il pouvait prodiguer".

Philippe condamne les violences. Alors qu'on lui faisait remarquer que certaines violences sont aussi le fait de mouvements d'extrême droite, il a répondu "absolument, et c'est tout aussi condamnable". "Je condamne toutes les violences contre les personnes et les biens", a-t-il ajouté, disant "regarder" la situation "avec beaucoup de vigilance". 

Évoquant des "photos d'amphis à Paris, à Grenoble, dévastés, tagués", il a dénoncé "des inscriptions qui, dans le contexte où nous vivons, ne sont absolument pas neutres". Prenant l'exemple du slogan "Un bon flic est un flic mort" tagué, il a dit "ne pas croire, aujourd'hui, après la semaine que la France vient de passer, qu'il y ait quelque chose de neutre là-dedans".

Donner la moyenne à tous les étudiants ? Quant à certains étudiants qui réclament que la moyenne leur soit donnée automatiquement lors des partiels, il a souligné que cette "idée (...) le laisse rêveur sur la conception qu'ils ont eux-mêmes de leur travail, de la chance qui leur est donnée d'aller à l'université". Il a toutefois observé que "cette vision des choses semble extrêmement minoritaire chez les étudiants".