"Un flic suicidé à moitié pardonné" : peine avec sursis pour des étudiants poursuivis pour outrage

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Trois étudiants ont intention de faire appel. (photo d'illustration)
Trois étudiants ont intention de faire appel. (photo d'illustration) © JACQUES DEMARTHON / AFP
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Les étudiants ont été condamnés à verser 500 euros à chacun des huit policiers qui se sont portés parties civiles, et 500 euros au syndicat de police Alliance. 36 policiers se sont suicidés depuis début 2019.

Quatre étudiants ont été condamnés jeudi par le tribunal correctionnel de Montpellier à trois mois de prison avec sursis pour outrage pour avoir entonné en avril devant le tribunal des chants saluant le suicide de policiers.

Un chant en soutien d'un "gilet jaune"

Les quatre condamnés, deux jeunes femmes et deux jeunes hommes, ont également été condamnés à verser 500 euros à chacun des huit policiers qui se sont portés parties civiles et 500 euros au syndicat de police Alliance. Le juge leur a expliqué jeudi en rendant son délibéré que sa décision était notamment fondée sur les témoignages de huit policiers assermentés et sur des vidéos. Ils étaient accusés d'avoir, le 29 avril dernier, alors qu'ils étaient venus soutenir un "gilet jaune" devant le tribunal de grande instance de Montpellier, chanté devant les policiers déployés sur le parvis : "Elle est où la capitaine, pan, pan, pan !" et "Un flic suicidé à moitié pardonné".

Une capitaine de police, mère de deux enfants, s'était suicidée quelques jours auparavant, le 18 avril, dans son bureau de l'Hôtel de police de Montpellier et ses collègues étaient encore sous le choc. Le syndicat Alliance avait dénoncé un "chant de la honte". Lors de l'audience, fin juin, le procureur avait requis huit mois de prison avec sursis et 300 euros d'amende à l'encontre des quatre étudiants pour outrage en réunion sur personne dépositaire de l'autorité publique.
Trois de ces étudiants présents jeudi matin au tribunal ont manifesté la volonté de faire appel.