Un confinement au-delà de Noël ? Une très mauvaise idée, selon le patron du Medef

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Le patron du Medef Geoffroy Roux de Bézieux en appelle déjà à une "parenthèse" du confinement pour Noël. 0:57
Le patron du Medef Geoffroy Roux de Bézieux en appelle déjà à une "parenthèse" du confinement pour Noël. © Europe 1
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Alors qu'un reconfinement de huit, voire douze semaines, est déjà envisagé au sommet de l'Etat, le patron du Medef Geoffroy Roux de Bézieux met en garde sur Europe 1 sur les risques de rester confinés pendant les fêtes de fin d'année, "ne serait-ce que pour l'état psychologique de nos de nos concitoyens".
INTERVIEW

Il est le patron du Medef et, à ce titre, soucieux de préserver l'économie du pays, alors qu'Emmanuel Macron a annoncé un reconfinement de quatre semaines à partir de jeudi minuit. Mais Geoffroy Roux de Bézieux est aussi catholique pratiquant et attaché au "moment familial" que représente Noël. Alors qu'un reconfinement de huit, voire douze semaines, est déjà envisagé au sommet de l'Etat, le "patron des patrons" met en garde sur Europe 1 sur les risques de rester confinés pendant les fêtes de fin d'année.

"Laisser une parenthèse familiale de quelques jours"

Au-delà de l'aspect économique (Noël étant une période de consommation intense), "la fête de Noël est, je crois, un moment très fort pour tous les Français, quelle que soit leur confession", défend Geoffroy Roux de Bézieux.

"Alors ne je sais pas ce que décidera le gouvernement, je ne suis pas médecin ni scientifique, et je crois d'ailleurs que les chiffres de contamination au 20 décembre, on a du mal à les prévoir aujourd'hui, mais je pense qu'il faudra laisser une parenthèse familiale de quelques jours, ne serait-ce que pour l'état psychologique de nos de nos concitoyens", défend Geoffroy Roux de Bézieux.

La fermeture des commerces, "une erreur"

Le président du Medef a par ailleurs dénoncé l'"erreur" que représentait selon lui la fermeture des commerces non essentiel pendant le confinement. "Le fait de fermer les commerces, en aucun cas responsables de la contamination, est une erreur", dénonce le dirigeant patronal. Et d'enchaîner : "On a besoin de ces commerçants, parce qu'il y a plus de trois millions d'emplois derrière et ils risquent d'aller en faillite car ils sont très fragilisés."