Dans les Bouches-du-Rhône, les forces de l'ordre dressent les principaux axes de lutte contre le narcotrafic en 2026. Et si les points de deal ont réduit de moitié, l'implantation des narcos reste forte. Les trafiquants se diversifient et peuvent compter sur des clients toujours au rendez-vous.
Uber shit, Uber coke... Dans les Bouches-du-Rhône, les dealers adaptent leur business plan. Moins de points de vente physique, et toujours plus de livraisons selon le procureur Nicolas Bessone : "Ce mode prend une proportion importante et c'est la raison pour laquelle avec les services d'enquêteurs, nous avons des réflexions pour être plus efficaces dans leur éradication", explique-t-il au micro d'Europe 1.
Des réseaux de distribution souvent structurés mais parfois artisanaux, observe le directeur interdépartemental de la police Cedric Esson : "On a pu intercepter des livraisons à trottinette et à vélo. Avec des grosses quantités sur une trottinette, on a intercepté un individu avec 2 kilos de cocaïne entre ses jambes et qui était en cours de livraison".
Du 100% livraison en zone gendarmerie
Et en zone gendarmerie, les points de deal ont pratiquement disparu pour du 100% livraison. Les brigades du général Baillargeat doivent s'adapter : "Ils se déplacent et c'est lors de ces déplacements qu'on met en place des contrôles pour les intercepter. Actuellement, on ne fait plus que ça", confie-t-il.
"On a investi complètement les transports en commun. C'est-à-dire qu'on s'aperçoit que beaucoup de trains qui partent de Marseille viennent diffuser du produit en zone gendarmerie", poursuit le général.
Dernier axe pour lutter contre le trafic du côté des forces de l'ordre : les enquêtes sous pseudonymes, en se faisant passer pour des acheteurs et ainsi piéger les livreurs.