Toulouse : deux universitaires exclus de l'enseignement supérieur pour "harcèlement sexuel et moral"

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Ces professeurs se voient appliquer "une interdiction définitive d'exercer des fonctions d'enseignement (photo d'illustration).
Ces professeurs se voient appliquer "une interdiction définitive d'exercer des fonctions d'enseignement (photo d'illustration). © AFP
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"Chacun des enseignants a été reconnu coupable de pratiques pédagogiques contraires à la déontologie de l'enseignant", indique l'université dans un communiqué. 

Deux professeurs d'arts plastiques de l'Université Toulouse Jean-Jaurès ont été exclus de l'enseignement supérieur pour des faits de "harcèlement sexuel et moral" à l'encontre de plusieurs étudiantes, a-t-on appris auprès de l'université.

"La sanction la plus lourde"

"Au terme des instructions par les commissions disciplinaires, chacun des enseignants a été reconnu coupable de pratiques pédagogiques contraires à la déontologie de l'enseignant, ayant eu pour conséquence de placer les étudiantes dans une situation de harcèlement moral et sexuel", indique l'établissement universitaire dans un communiqué, soulignant que la décision "est exécutoire immédiatement".

Ces enseignants se voient appliquer "une interdiction définitive d'exercer des fonctions d'enseignement ou de recherche dans tout établissement public d'enseignement supérieur", précise l'université toulousaine, ajoutant qu'il s'agit de "la sanction la plus lourde".

Plusieurs cas signalés ces derniers mois

Mi-mai, ces deux enseignants avaient été suspendus à titre provisoire alors que la direction de l'établissement enquêtait sur des faits dénoncés par l'Union des étudiant.e.s de Toulouse (UET). Dans son communiqué, l'université Toulouse Jean-Jaurès signale que "les enseignants sanctionnés peuvent faire appel" devant le Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Selon l'UET, plusieurs cas de "harcèlement sexuel" on été dénoncés ces derniers mois dans cette même université. "Un chercheur rattaché au CNRS fait l'objet d'une suspension" et son cas doit être prochainement tranché par la commission disciplinaire, "le contrat d'un lecteur d'anglais n'a pas été renouvelé", tandis qu'un bibliothécaire "a été exclu il y a un an", a assuré la représentante du syndicat étudiant.