"Tata, pédé" : ces mots fléchés taxés d'homophobie
Des termes utilisés dans certaines grilles de mots fléchés des Editions Gérard Cottreau ont choqué plusieurs lecteurs.
Les Editions Gérard Cottreau vont-elles revoir leur copie ? Des lecteurs ont en effet été choqués en lisant les définitions utilisées par l'éditeur dans ses mots fléchés. Par exemple, dans l'une des grilles, l'un des mots à découvrir était "tapette". La définition correspondant n'était autre que "tata, pédé". "J'ai regardé ma montre, qui m'a confirmé que nous sommes bien en 2017", a lâché un Bertrand Chameroy outré dans l'émission Bonjour la France , mardi sur Europe 1.
Tata et pédé donne donc tapette... Merci Edigrama et les éditions Gérard Cottreau pour ce moment gênant #homophobie #jallucine pic.twitter.com/NDMvpAvPop
— Jonathan Ravallec (@ravallecj) 8 octobre 2017
Pas un cas unique. Mais ce n'est pas tout ! Une autre grille proposait "de découvrir le mot 'nègres' à partir de la définition 'noirs, africains'". En remontant un peu dans le temps, Bertrand Chameroy a découvert "qu'en mai dernier, un autre numéro du même magazine faisait deviner le mot 'pédé' avec la définition 'tapette, pédale'".
Le chroniqueur a donc tenté de contacter les éditions Gérard Cottreau pour obtenir une explication : "Ils m’ont expliqué que s’ils distribuent effectivement les revues, en lot promotionnels dans les points de ventes, ils ne sont pas à l’origine de leur rédaction. Ces grilles sont rédigées par la maison d’édition espagnole Edigrama. On m’a expliqué qu’il s’agissait donc peut-être d’un problème de traduction automatique par logiciel."
"Effectivement, ce n'est pas très classe." Peu satisfait de cette première réponse, Bertrand Chameroy a tenté en vain de contacter Edigrama et s'est donc retourné vers les éditions Cottreau afin d'obtenir une réaction officielle. L'un des responsables s'est contenté de répondre : "Effectivement, ce n'est pas très classe." "Ce même Monsieur m’a expliqué que personne n’était au courant de cela et il s’est engagé à faire remonter l’info afin de retirer les numéros en question", a confié Bertrand Chameroy. Il sera pris aux mots.