Deux jeunes seront jugés le 16 novembre pour avoir profané une statue de la Vierge en Corse, a annoncé le parquet d'Ajaccio, précisant qu'ils devaient quitter l'île, dans un contexte de forte indignation après la diffusion d'une vidéo de leurs agissements sur les réseaux sociaux.
Deux jeunes seront jugés pour avoir profané une statue de la Vierge en Corse, a annoncé le parquet d'Ajaccio précisant qu'ils avaient pour obligation de quitter l'île, en proie à une forte indignation après une vidéo de leurs agissements sur les réseaux sociaux.
Jeudi des centaines de personnes ont manifesté sur un rond point de Porto-Vecchio où la statue a été vandalisée, mais aussi devant la gendarmerie: un cercueil en bois a été exhibé, avec les noms des deux mis en cause sur des papiers.
Les faits se sont déroulés jeudi peu avant 03h00 du matin. L'un des jeunes, "suspendu à la statue, mimait un acte sexuel en tenant des propos à connotations sexuelle et sexiste" pendant que "son comparse filmait la scène" indique un communiqué du parquet d'Ajaccio.
Un jugement attendu le mois prochain
Reconnus à partir de vidéos circulant sur les réseaux sociaux, les deux saisonniers employés dans l'hôtellerie-restauration, âgés de 21 et de 24 ans, seront jugés par le tribunal correctionnel le 16 novembre, selon la même source.
Ils sont poursuivis pour "dégradations graves en réunion de la statue de la Vierge Marie au préjudice de la paroisse et de la mairie de Porto-Vecchio" mais aussi pour "exhibition sexuelle", indique le parquet.
Ils sont placés sous contrôle judiciaire et doivent "s'abstenir de paraître en Corse".
"Ce contrôle judiciaire induit un départ immédiat de Corse pour les deux prévenus", indique le parquet, reconnaissant que l'affaire "a engendré un très fort retentissement" local.
La condamnation a été unanime au sein de la classe politique, sur une île méditerranéenne où se pratique un catholicisme fervent.
"Si j'étais l'auteur de cette profanation, je me questionnerais sur les raisons de ma présence en Corse" a tweeté le maire de Bonifacio, Jean-Charles Orsucci. "En ne respectant pas les valeurs et traditions de notre île, il n'est plus le bienvenu chez nous."
Le maire de Bastia quant à lui, Gilles Simeoni, tout en reconnaissant la "stupéfaction", l'"émotion" et la "colère" dans toute la Corse, a appelé à "rejeter la tentation des surenchères et de la démagogie", indiquant qu'il revenait à la justice pénale "de sanctionner les auteurs des faits, au terme d'un procès équitable."
Dans un poste public sur Facebook, le journaliste Paul-Mathieu Santucci a regretté une "surenchère" lors des manifestations.
"Il y avait une Vierge à terre. Il fallait la relever. Certains ont préféré apporter un cercueil", a-t-il écrit: un cercueil qui "dit que puisque l'autre a franchi une ligne, nous pouvons franchir la suivante."