Une statue de la Vierge Marie a été vandalisée à Porto-Vecchio (Corse-du-Sud) dans la nuit de mercredi à jeudi. Des rassemblements ont lieu devant la gendarmerie de la ville où un corbillard a ensuite acheminé un cercueil, comme une menace adressée aux auteurs présumés des dégradations.
Stupeur et colère ce jeudi à Porto-Vecchio (Corse-du-Sud). La statue de la Vierge Marie, située à l'entrée de la ville, a été vandalisée, détachée de son socle et laissée au sol dans la nuit, provoquant l'indignation dans la commune, rapporte Corse Matin. Auprès du quotidien local, l'abbé de Porto-Vecchio, Don Thibaut, dénonce "un acte révoltant, à la fois triste et intolérable" visant "un symbole éminemment religieux et culturel, pour la Corse, et tous les Porto-vecchiais qui se sentent attaqués, y compris les non-chrétiens".
Toujours d'après Corse Matin, deux individus, âgés de 21 à 23 ans, soupçonnés d'être les auteurs des faits ont été interpellés aux alentours de 3h du matin à seulement 200 mètres de la statue alors qu'ils effectuaient du stop en étant fortement alcoolisés. Peu coopératifs, ils ont assuré aux policiers n'avoir "rien fait".
"Nous ne sommes pas sur le continent"
Plus tard dans la journée, un rassemblement a eu lieu devant les grilles de la gendarmerie de la ville où un corbillard s'est rendu aux alentours de 14h30. À l'intérieur, un cercueil acheminé jusque-là par Frédéric Carli, directeur des pompes funèbres Santa Catalina, indique Corse-Matin. Auprès du journal, ce dernier estime qu'il s'agissait de la "réponse adéquate". Et adresse une menace directe aux auteurs présumés : "J'ai amené ce cercueil car c'est une façon de leur montrer qu'il y a des différences entre le Continent et la Corse. Ici, nous ne sommes pas sur le Continent". Sur le cercueil, étaient apposés deux feuilles blanches sur lesquelles était écrit "ici repose..." suivi du nom des deux suspects.
Une plainte a été déposée à la gendarmerie, indique à Corse-Matin l'abbé Don Thibaut et une autre par la mairie de Porto-Vecchio. "Quelles que soient les motivations de ses auteurs, il ne saurait être accepté sur notre territoire communal et demeurer impuni. J’en appelle donc, auprès des autorités compétentes, et avec solennité, à une réponse ferme et rapide", écrit l'édile sur Facebook. Il ajoute que la statue vandalisée allait être remplacée.