Seine-Saint-Denis : trois jeunes mis en examen pour tentative de meurtre homophobe

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"En 2019, on tente de nous assassiner (avec préméditation) juste parce que nous sommes homosexuels", s'est indigné le président d'Urgence Homophobie. © PASCAL PAVANI / AFP
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Trois jeunes soupçonnés d'avoir attiré dans un guet-apens un homosexuel de 29 ans pour le rouer de coup et le poignarder ont été mis en examen et placé en détention. 

Soupçonnés d'avoir attiré un homosexuel de 29 ans dans un guet-apens à Drancy, en Seine-Saint-Denis, avant de le passer à tabac et de le poignarder, trois jeunes, dont deux mineurs, ont été mis en examen et placés en détention, a-t-on appris samedi auprès du parquet de Bobigny. Le parquet avait ouvert vendredi une information judiciaire pour tentative de meurtre en raison de l'orientation sexuelle, vol avec arme et association de malfaiteurs, après des faits qui se sont déroulés dans la nuit du 4 au 5 mars.

Un poumon perforé. Violemment agressée, la victime a eu un poumon perforé par un coup de couteau. "Kevin est sorti de l'hôpital et il est tiré d'affaire", a indiqué vendredi sur Twitter Guillaume Mélanie, président d'Urgence Homophobie, lui-même récemment victime d'une agression à Paris. Guillaume Mélanie a raconté sur le réseau social que le jeune homme s'était rendu à Drancy "pour rencontrer un jeune homme avec qui il parlait depuis trois jours sur les applications".

"Quand il sort de sa voiture, trois jeunes hommes lui tombent dessus et le rouent littéralement de coups. Ils lui ont tendu un piège. Ils voulaient 'casser du PD'. Le tuer, plus exactement : car après l'avoir passé à tabac, un de ses trois agresseurs lui assène un coup de couteau", relate le militant.

Les voisins alertés par l'alarme de sa voiture. Le président d'Urgence Homophobie explique également que ses trois agresseurs l'ont "laissé pour mort" et que le jeune homme s'en est sorti grâce à des voisins qui, alertés par l'alarme de sa voiture, qu'il a pu déclencher, ont appelé les secours. "Plus possible qu'en 2019, on tente de nous assassiner (avec préméditation) juste parce que nous sommes homosexuels, lesbiennes, bi, intersexes ou transgenres", dénonce-t-il.