Seine-Saint-Denis : trois jeunes soupçonnés de tentative de meurtre homophobe

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Violemment agressée, la victime, âgée de 29 ans, a eu le poumon perforé par un coup de couteau.
Violemment agressée, la victime, âgée de 29 ans, a eu le poumon perforé par un coup de couteau. © JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
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Parce qu'il était homosexuel, un jeune homme de 29 ans a été violemment agressé dans la nuit du 4 ou 5 mars, par trois jeunes qui lui ont tendu un guet-apens.

Soupçonnés d'avoir attiré un homosexuel de 29 ans dans un guet-apens à Drancy, en Seine-Saint-Denis, avant de le passer à tabac et de le poignarder, trois jeunes, dont deux mineurs, ont été présentés vendredi à un juge, a-t-on appris auprès du parquet de Bobigny.

Un poumon perforé par un coup de couteau. Le parquet a indiqué à l'AFP avoir ouvert une information judiciaire pour tentative de meurtre en raison de l'orientation sexuelle, vol avec arme et association de malfaiteurs, pour des faits qui se sont déroulés dans la nuit du 4 au 5 mars. Violemment agressée, la victime, âgée de 29 ans, a eu le poumon perforé par un coup de couteau.

Un guet-apens. "Kevin est sorti de l'hôpital et il est tiré d'affaire", a indiqué sur Twitter Guillaume Mélanie, président d'Urgence Homophobie, lui-même récemment victime d'une agression à Paris. Guillaume Mélanie a raconté sur le réseau social que le jeune homme s'était rendu à Drancy "pour rencontrer un jeune homme avec qui il parlait depuis trois jours sur les applications". "Quand il sort de sa voiture, trois jeunes hommes lui tombent dessus et le rouent littéralement de coups. Ils lui ont tendu un piège. Ils voulaient 'casser du pd'. Le tuer, plus exactement : car après l'avoir passé à tabac, un de ses trois agresseurs lui assène un coup de couteau", relate le militant.

Un réflexe salvateur. Le président d'Urgence Homophobie explique également que ses trois agresseurs l'ont "laissé pour mort", et que le jeune homme s'en est sorti grâce à des voisins qui, alertés par l'alarme de sa voiture, qu'il a pu déclencher, ont appelé les secours. "Plus possible qu'en 2019, on tente de nous assassiner (avec préméditation) juste parce que nous sommes homosexuels, lesbiennes, bi, intersexes ou transgenres", dénonce-t-il.

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