Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Sébastien Lecornu dénonce la transformation du «mouvement lycéen» en «un mouvement de violences urbaines»

[MEHDI FEDOUACH / AFP]

Alors qu'il s'exprimait sur la création d'une enveloppe comprise "entre 500 et 700 millions d'euros" pour le plan de relance agricole pour 2027, Sébastien Lecornu a été interrogé sur la colère des lycéens. Pour lui, ce mouvement s'est transformé en "un mouvement de violences urbaines".

Sébastien Lecornu a estimé jeudi 15 octobre que le mouvement lycéen se transformait en "mouvement de violences urbaines", et dit qu'il "redoutait" des violences lors des manifestations samedi contre la vie chère, tout en admettant un "moment de fatigue" dans le pays.

Au regard "des informations qui nous sont remontées dans la matinée (de jeudi), ça ne ressemble plus à un mouvement lycéen. On a un mouvement de violences urbaines, dont l'intensité (...) a encore augmenté ces derniers jours", a affirmé le Premier ministre lors d'un point de presse à l'issue d'une réunion de ministres sur l'agriculture.

Il a dénoncé "un appel à la violence qui est absolument épouvantable" dans certains endroits et évoqué des "tirs de mortier dans des lycées" ou "des intrusions". Sébastien Lecornu a jugé que c'était "faire injure d'ailleurs aux lycéens" qui ont voulu témoigner de leurs "angoisse" et "mécontentement", ou "demander des choses au gouvernement ou aux conseils régionaux".

Le Premier ministre redoute des violences lors de la manifestation de samedi

Sébastien Lecornu a par ailleurs répondu par l'affirmative aux craintes de violences lors de la journée de manifestions prévue samedi contre la vie chère, à l'appel de plusieurs organisations dont des gilets jaunes.

"Est-ce qu'on redoute de la violence ? Oui. Vous voyez bien que nous n'arrivons plus à avoir une manifestation dans ce pays" sans que "des mouvements violents de l'ultra-gauche notamment, parfois de l'ultra-droite, en l'espèce ces derniers jours de l'ultra-gauche, qui s'insèrent (...) dans les cortèges", a-t-il dit.

Le chef du gouvernement a assuré ressentir "profondément" qu'"il y a un moment de fatigue dans le pays", parce que la France "est dans une forme de permacrises, des guerres, des incertitudes sur le pouvoir d'achat, l'inflation".

Et "certains mouvements politiques veulent récupérer cette fatigue pour le transformer en carburant électoral", a-t-il pointé dans une allusion à La France insoumise que l'exécutif accuse "d'instrumentaliser" le mouvement des lycéens. Mais "après, il y aura une grande mobilisation aussi. C'est le 18 avril", a-t-il conclu en citant la date du premier tour de l'élection présidentielle.