Saccage de l'Arc de Triomphe : le rôle mineur des accusés souligné au premier jour du procès

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Procès arc de triomphe 1:35
Le procès largement médiatisé du saccage de l'Arc de Triomphe s'est ouvert à Paris. © Thomas COEX / AFP
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Le procès pour la dégradation et les vols ayant eu lieu à l’Arc de Triomphe, en marge d'une manifestation des gilets jaunes le 1er décembre 2018, s'est ouvert ce lundi. Dix personnes sont sur le banc des accusés mais les principaux responsables n’ont jamais été retrouvés, comme l'ont indiqué les juges d'instruction.

Dix personnes sont jugées depuis ce lundi pour la dégradation de l'Arc de Triomphe. Le 1er décembre 2018, des "Gilets Jaunes" déclenchent l'acte 3 de leur mouvement qui se conclut par le saccage du monument parisien. Grâce aux images disponibles, les autorités ont réussi à identifier certains manifestants, mais pas les plus éminents, ni les instigateurs, selon les juges d'instruction. Les premières prises de parole des prévenus qui se présentent jusqu'à vendredi devant la justice semblent confirmer leur rôle mineur dans ces actes.

Des rôles mineurs dans le saccage

Le premier à parler est livreur en région parisienne et n'a rien volé. Le 1er décembre 2018, il s'est retrouvé dans l'escalier de l'Arc de Triomphe. Il affirme s'y être réfugié par instinct de survie pour se protéger des gaz lacrymogènes. À ce titre, il ne risque qu'une amende. Le deuxième est un Breton de 25 ans qui est arrivé sur place après les faits. Il est aussi entré dans le monument pour se protéger. Il y découvre le saccage de la boutique de souvenirs. Quand il est interpellé, la police retrouve sur lui quatre cartes postales. Ainsi, même s'il comparaît pour vol, la présidente reconnaît que quatre cartes postales ne constituent pas "l'affaire du siècle".

Le troisième, 18 ans à l'époque des faits, a été filmé en train de frapper une porte avec un extincteur. Il est jeune, parle peu et peine à expliquer son geste. L'audience se poursuit, mais les témoignages sont bien loin de la violence et de la désolation aperçues sur une vidéo projetée en introduction. Dans ce film, tout est dévasté : les œuvres d'art, le mobilier ou encore des toilettes taggués ou détruits. On y voit également une dizaine d'hommes pillant les bureaux, des images qui ont fait le tour du monde. Les dégâts dans ce lieu symbolique de Paris ont en effet coûté plus d'un million d'euros à réparer

Europe 1
Par Justin Morin, édité par Guilhem Dedoyard