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«Rien n'a été fait après le passage de Chido» : à Mayotte, les habitants attendent de pied ferme Sébastien Lecornu

[Marine GACHET / AFP]

Sébastien Lecornu se rend ce mercredi et jeudi à Mayotte, pour parler de la reconstruction de l'île, un an et demi après le passage de l'ouragan meurtrier Chido. Sur place, les dégats sont encore visibles. Les habitants attendent de pied ferme cette visite du Premier ministre.

Un an et demi après le passage du cyclone Chido, le Premier ministre Sébastien Chenu se rend ce mercredi à Mayotte. Le 101e département français peine à se relever de la catastrophe qui a fait une quarantaine de morts. 

Le chef du gouvernement le reconnaît : la reconstruction prend trop de temps. Une réalité que les habitants ne connaissent que trop bien. Réseau d'eau potable calamiteux, coupure d'électricité en cascade... 18 mois après le passage du cyclone, les riverains vivent toujours l'enfer. 

La faute à un état trop passif selon Salim Nahouda, vice-président du collectif des citoyens de Mayotte. "À part les personnes qui ont la possibilité de reconstruire eux-mêmes leurs habitations, rien n'a été fait après le passage de Chido. Beaucoup d'établissements publics n'ont pas de toit, il n'y a que des bâches. Les réponses ne sont pas à la hauteur des attentes", confie-t-il. 

"Les mahorais redoutent la dangerosité des personnes qui arrivent"

Des habitants à bout de souffle et qui fustigent surtout un manque de réponses de la part du gouvernement face à la vague d'immigration massive qui frappe l'archipel. "Il y a des camps qui sont construits ici. Les mahorais redoutent la dangerosité des personnes qui arrivent dans ces camps parce que ce sont des personnes qui arrivent de zones où il y a la guerre. On ne sait même pas avec quel type d'armes ils peuvent entrer. D'autant que, s'ils arrivent à entrer sur le territoire, ça veut dire que n'importe quoi peut entrer à Mayotte", ajoute le vice-président du collectif. 

Sébastien Lecornu est donc attendu au tournant, d'autant que les syndicats de l'île appellent à une grève massive dès ce mercredi pour faire entendre au mieux leur colère.