La préfecture de police du département procède à des opérations aléatoires régulières aux abords des établissements. Les forces de l'ordre contrôlent les sacs des lycéens à la recherche d'éventuelle armes blanches ou de stupéfiants comme à Marseille.
Positionnés aux grilles du lycée, les policiers fouillent les sacs des élèves qui sortent de l'établissement à la recherche d'objets interdits ou d'objets illicites comme des stupéfiants, ou des armes, des couteaux ou du gaz lacrymogène.
"Ils sont très souvent utilisés par les jeunes du lycée pour se défendre, par peur des fois. Ça reste quand même des objets qui restent interdits. On peut en trouver oui, mais ce n'est pas spécifique à cet établissement, c'est dans beaucoup d'autres groupes scolaires de Marseille. Mais globalement, les trois quarts des élèves n'ont jamais rien sur eux. Ça concerne vraiment seulement une minorité", rapporte cet agent.
Le but est surtout de rassurer
Ces opérations ont lieu dans tout le département, dans un but de prévention et de visibilité : "On cherche plusieurs choses : à rassurer les parents, les élèves et on cherche tout produit qui pourrait être issu de vols ou des stupéfiants. Et on peut également être amené à retrouver des armes blanches qui pourraient être dans les sacs", souligne au micro d'Europe 1 le major de police Robert Ichkhanian.
Très surpris par cette présence policière aux abords de leur établissement, la plupart des lycéens comme Ilan se disent rassurés par ce contrôle : "C'est normal, ils sont là justement pour nous protéger. Ils sont là pour notre sécurité, pour la sécurité des gens qui vont former notre avenir, c'est normal".
Ces opérations se font sur autorisation du parquet et sont amenées à se répéter régulièrement tout au long de l'année scolaire. La préfecture de police a indiqué que 1.700 contrôles ont été réalisés cette semaine, aucune infraction n'a été relevé. En un an et demi, 34 armes ont été saisies et 16 personnes ont été placées en garde à vue.