Invité d'Europe 1 Matin Week-end, le député Charles Rodwell est revenu sur le lynchage par l'extrême-gauche de Quentin, en marge d'une conférence de Rima Hassan. Un passage a tabac attribué à la Jeune Garde, dont l'enquête doit permettre de déterminer l'implication exacte.
Il est entre la vie et la mort. Quentin, 23 ans, a été lynché jeudi soir en marge d'une conférence de l'eurodéputée Rima Hassan à l'IEP de Lyon, contre laquelle manifestaient des membres du Collectif Némésis. Un passage à tabac du jeune homme, qui assurait la sécurité des militantes, que la présidente du Collectif, Alice Cordier, attribue à "la Jeune Garde", groupuscule d'extrême-gauche connu pour sa violence fondé par Raphaël Arnault, aujourd'hui député LFI.
"Les violences de l'extrême-gauche doivent cesser"
Invité d'Europe 1 Matin Week-end ce samedi, le député Charles Rodwell, député Ensemble pour la République des Yvelines, "condamne évidemment avec la plus grande indignation possible les violences de l'extrême-gauche dans ce pays, qui doivent être pointées du doigt, qui doivent être soulignées et surtout qui doivent cesser".
"Il a été passé à tabac par un groupe d'antifas d'extrême-gauche qui considère que la démocratie c'est eux", ajoute l'édile.
Et si l'implication de membres de la Jeune Garde reste encore à confirmer par le biais de l'enquête, Charles Rodwell "souligne que Raphaël Arnault n'en est pas à son coup d'essai. Il est fiché S, il a fondé ces groupuscules, notamment la Jeune Garde, qui sont connus pour leur extrême violence. Et je rappelle donc que la France insoumise a permis à cet homme d'être élu député à Avignon, parce qu'ils l'ont investi."
LFI, "un groupe politique qui assume sa part de violence"
Et ce n'est pas le seul. "Ils ont aussi investi des gens comme Danièle Obono, qui explique que le Hamas est un mouvement de résistance et non pas un groupe terroriste. Ils ont investi Rima Hassan aux élections européennes, qui explique que les attaques du 7-Octobre étaient des actes légitimes. Ils ont investi Thomas Portes qui a menacé, peut-être ironiquement, mais tout de même, d'assassiner le ministre du Travail lors de la réforme des retraites...."
"Donc on a un groupe politique qui assume sa part de violence et qui assume des actions profondément anti-démocratiques. Tous les gens qui nous écoutent peuvent compter sur notre extrême détermination à les combattre avec beaucoup de calme, mais avec beaucoup d'abnégation et de fermeté à l'Assemblée nationale et ailleurs, par des moyens démocratiques, afin que ces gens ne prennent jamais le pouvoir."