Sur Europe 1, le père de Benoît, tué à Dax en marge des célébrations du PSG en 2025, a détaillé plusieurs propositions sur la justice et la sécurité. Il réclame notamment des peines plus dures, la fin des remises de peine et une réponse pénale plus ferme pour les mineurs.
Lors de son intervention sur Europe 1 lors de l'émission Eliot Deval et vous, le père de Benoît, 17 ans, tué à Dax en marge des célébrations du PSG en 2025, a longuement détaillé une série de propositions qu'il souhaite soumettre aux pouvoirs publics en matière de justice et de sécurité.
Revenant brièvement sur le drame et évoquant la présence supposée de complices mineurs, il a centré son propos sur la nécessité, selon lui, d'un durcissement global de la réponse pénale.
Pour une application stricte de la perpétuité
Thierry Vacelet a notamment plaidé pour "la prison à perpétuité réelle" pour les auteurs de viols, meurtres et assassinats, avec suppression des remises de peine et des conditions de détention qu'il considère aujourd'hui trop favorables. "Les prisons en France sont des Club Med", a-t-il lancé, réclamant la suppression des écrans, des salles de sport et des visites, afin de "redevenir de vraies prisons".
Concernant les mineurs, il propose une prise en charge "dès le premier délit entre 12 et 14 ans" dans des "maisons de redressement" avec discipline stricte et poursuite de la scolarité. Il souhaite également que les adolescents puissent être "jugés et condamnés comme des majeurs dès 15 ans" pour les crimes les plus graves. Sur l'immigration, Thierry Vacelet distingue "une majorité de migrants qui respectent les valeurs et la culture françaises" d'"une minorité de racailles et de délinquants" qui, selon lui, "n'ont rien à faire sur le sol français". Il réclame aussi davantage de moyens pour la justice et les forces de l'ordre, ainsi qu'une intervention renforcée de l'État dans les zones de non-droit.
Le père de Benoît est également revenu sur le quotidien de sa famille, toujours profondément marquée un an après le drame. Il évoque "toujours la colère et la douleur", malgré le suivi psychologique mis en place pour lui et son épouse. Il a enfin annoncé l'organisation d'une marche blanche le 6 juin à Dax en hommage à son fils, avec l'inauguration d’une plaque dans la rue où l'adolescent a été tué.