Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

«Cette pourriture, ce déchet de l'humanité, cette crevure» : le père de Benoit, jeune homme assassiné à Dax l’an dernier, se livre sur l’assassin de son fils

Un témoignage bouleversant. [© Europe 1]

Thierry, le père du jeune Benoît tué à Dax en marge de la victoire du PSG en Ligue des champions en 2025, témoigne dans "Eliot Deval et vous". Il raconte le soir du drame et comment tout a basculé en une fraction de seconde. 

Il parle pour la première fois. Le samedi 31 mai 2025, soir de la finale de la Ligue des champions, Benoît, jeune homme qui vit à Dax, est pris à partie. Il mourra de ses blessures quelques heures plus tard. Un an presque jour pour jour après le drame, son père, Thierry, se confie au micro d'Eliot Deval et vous

"Benoît se sentait déjà menacé par cet assassin depuis le lundi, donc il ne voulait pas sortir, c'était un garçon quand même intelligent et sans histoire. Il ne voulait pas aller se prendre la tête pour une casquette [le vol de la casquette de Benoit est le point de départ de la dispute avec son assassin, ndlr]. Il a regardé la première mi-temps [de la finale de Ligue des champions 2025] avec moi, et puis ensuite, forcément, il a eu plein de messages de ses amis lui disant qu'il y avait une bonne ambiance et qu'il souhaitait qu'il le rejoigne dehors. Alors Benoît, a pris la décision d'y aller."

"Benoît ne voulait pas se battre, il n'était pas sorti pour ça"

Mais Benoît n'arrivera pas au bar où l'attendent ses amis pour regarder le PSG soulever sa première coupe au grandes oreilles. Thierry, qui précise ne pas être au courant à ce moment là de l'histoire du vol de la casquette, poursuit : "Avant de rejoindre le bar où son meilleur ami l'attendait, il a été pris à partie par les complices de l'assassin pour l'inciter à se battre. Benoît ne voulait pas se battre, il n'était pas sorti pour ça."

Poussé par les événements et les personnes présentes, provoqué, le jeune homme finira par se battre "avec son courage et ses poings". "Malheureusement, l'autre n'était pas venu pour lui rendre sa caquette, ni pour se battre à la loyale, mais pour le tuer. Le schéma criminel se dessine depuis le mercredi."

D'après les témoignages, Benoît a le dessus, mais "l'assassin, cette pourriture, ce déchet de l'humanité, cette crevure qui ne mérite pas d'être sur Terre, avait un poignard sur lui".

Benoît se fait poignarder dans les côtes, tente de s'échapper, se fait rattrapé, "plaqué contre le mur", et son assassin "lui met trois autres coups de couteau, deux dans le poumon et un dans le cœur."