Producteur tabassé : "Des images extrêmement choquantes", selon un syndicaliste policier

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Trois policiers ont été suspendus. (Photo d'illustration.) 0:55
Trois policiers ont été suspendus. (Photo d'illustration.) © DENIS CHARLET / AFP
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Sur Europe 1, Patrice Ribeiro, secrétaire général du syndicat Synergie-Officiers, a réagi au témoignage de "Michel", le producteur de musique noir tabassé par plusieurs policiers à Paris. "Si les fautes sont avérées, on ne peut absolument pas cautionner le fait d'avoir dans nos rangs des gens qui se livrent à ce type d'exactions", estime-t-il. 
INTERVIEW

En pleine polémique sur le droit de filmer les forces de l'ordre en opération, cette nouvelle affaire révélée par le site Loopsider a entrainé la suspension de trois policiers. Jeudi, le site d'informations a publié la vidéo du tabassage d'un producteur de musique par plusieurs policiers, ainsi que son témoignage. Alors que le parquet de Paris a ouvert mardi une procédure pour "violences par personnes dépositaires de l'autorité publique" et "faux en écriture publique", Patrice Ribeiro, secrétaire général du syndicat Synergie-Officiers, estime sur Europe 1 que si les faits sont avérés et correspondent à la version de la victime, les policiers devront être sanctionnés.

"Ce sont des images extrêmement choquantes", déclare-t-il, "elles ont été révélées et c'est tant mieux". Pour Patrice Ribeiro, "si des faits inadéquats et illégaux ont été commis, à ce moment-là, leurs auteurs n'auront rien à faire dans la police nationale".

Des faux en écriture publique ? "Une infraction criminelle"

Si les trois hommes ont menti (dans leur rapport, les policiers écrivent notamment que le producteur les avait frappés), "à ce moment-là, c'est une double faute, car d'une part ils auront produit des faux en écriture publique, ce qui est une infraction criminelle, et d'autre part ils auront perpétré des violences, ce qui est indigne de gens qui portent l'uniforme", poursuit le syndicaliste. 

Et Patrice Ribeiro de conclure : "Si les fautes sont avérées, on ne peut absolument pas cautionner le fait d'avoir dans nos rangs des gens qui se livrent à ce type d'exactions". 

Europe 1
Par Guillaume Biet, édité par Antoine Terrel