L'envolée des prix du gazole a des impacts concrets sur l'activité des pêcheurs. Sur Europe 1, Bernard Perez du comité régional des pêches d'Occitanie confirme les difficultés rencontrées et assure que la rentabilité n'est plus du tout au rendez-vous.
La colère monte chez les pêcheurs méditerranéens. Invité d'Europe 1 Bonjour, Bernard Perez, président du comité régional des pêches d'Occitanie, affirme que l'envolée des prix du gazole a plongé une partie de la profession dans une situation économique critique. Selon lui, les aides gouvernementales récemment renforcées ne suffisent pas à compenser la hausse des coûts et les contraintes réglementaires qui pèsent déjà sur le secteur.
"On n'est vraiment plus rentable"
Pour Bernard Perez, le constat est sans appel. Le prix du gazole est passé en quelques mois d'environ 0,60 euro à 1,20 euro le litre. Une hausse qui intervient alors que les pêcheurs méditerranéens font déjà face, selon lui, à une baisse d'activité liée à l'évolution des règles de pêche. "On n'est vraiment plus rentable", assure-t-il. Malgré la prolongation de l'aide carburant et le relèvement de la ristourne à 35 centimes par litre, il estime que les professionnels restent "à la limite de la rentabilité".
Interrogé sur la situation financière de la filière, le président du comité régional des pêches d'Occitanie réfute l'idée d'un risque futur. "On approche pas. Ça fait des mois que nous sommes à un travail à perte", affirme-t-il. Selon lui, le seuil de rentabilité se situe entre 0,70 et 0,80 euro le litre de gazole, bien en dessous des niveaux actuels. Le responsable déplore également un manque de réponse des pouvoirs publics malgré les alertes répétées de la profession. "Ça fait des mois qu'on tire la sonnette d'alarme, qu'on prévient la ministre", insiste-t-il, estimant que les pêcheurs ne sont aujourd'hui "pas entendus".