Les blocages organisés au port de Nice et à un dépôt pétrolier de Frontignan ont été levés ce jeudi après-midi par les pêcheurs, qui attendaient l'issue d'une réunion entre leurs représentants et la ministre de la Pêche. Cette dernière a assuré que les pêcheurs s'engageaient à débloquer les barrages, et que les aides "suivront la variation des cours du carburant".
Les pêcheurs mobilisés contre les coûts du carburant ont levé jeudi à la mi-journée les blocages organisés au port de Nice et à un dépôt pétrolier de Frontignan, dans l'attente de l'issue du rendez-vous entre leurs représentants et la ministre de la Pêche.
Le port de Nice rouvert en début d'après-midi
Après un blocage mis en place avant l'aube à Frontignan (Hérault), les quelques dizaines de pêcheurs qui empêchaient l'accès des camions citernes à un dépôt pétrolier se sont repliés sur la capitainerie de Sète, à l'ouest de Montpellier, a constaté une journaliste de l'AFP.
De même, le port de Nice a été rouvert en début d'après-midi, a indiqué sa direction, après un blocage de plusieurs heures mené par une dizaine de bateaux déployés en mer à l'entrée du port.
Les protestataires avaient laissé passer quelques bateaux, notamment un navire de recherches océanographiques, mais un ferry en provenance de Corse a été dérouté vers Savone en Italie, selon une source portuaire.
Les aides "suivront la variation des cours du carburant"
Une réunion à Paris entre les représentants des pêcheurs et la ministre déléguée chargée de la Mer et de la Pêche, Catherine Chabaud, s'est achevée aux environs de 15 heures. À l'issue, la ministre a annoncé que les pêcheurs s'étaient "engagés à débloquer les barrages", et a par ailleurs promis que les aides qui leur seront allouées "suivr(aient) la variation des cours des carburants".
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Elle a aussi évoqué "la possibilité d'ouvrir, pour ceux qui ont des problématiques de trésorerie, un prêt à taux zéro". "Bien évidemment, c'est surtout pour permettre de faire la transition d'ici le versement des aides", a-t-elle souligné.
"On peut pas dire que nous avons tout eu. Des négociations sont encore en cours sur certains points mais la monnaie d'échange, c'est qu'on lève les barrages", a réagi auprès de l'AFP Vincent Scotto, pêcheur à Sète (Hérault), à la sortie de la réunion.