Dans une décision rendue ce mercredi 23 septembre, la Cour d'appel de Paris a rejeté la demande de Philippe d'être réintégré à la primaire socialiste. Le député avait été écarté après que des accusations de violence de la part d'une militante ont été remontées au sein de l'état-major du parti. Lui conteste fermement et dénonce une cavalcade contre sa personne par les ténors du PS.
La Cour d'appel de Paris a rejeté mercredi à son tour la demande du député Philippe Brun d'être réintégré à la primaire de l'espace social-démocrate, confirmant la décision en première instance, a indiqué dans un communiqué la chambre des référés. La cour "a estimé que Philippe Brun ne peut soutenir sérieusement que la procédure prévue par les termes des statuts du Parti socialiste n'a pas été respectée, voire aurait été dévoyée", a-t-elle souligné.
"Les nouvelles pièces versées aux débats devant la cour ont confirmé que le 15 septembre 2026, la plaignante a contacté par téléphone un membre de la direction nationale du Parti socialiste pour l'informer des faits dont elle indiquait avoir été victime de la part de Philippe Brun", a précisé le communiqué, contredisant des informations qui affirmaient le contraire.
Accusations de harcèlement, violences physiques et "emploi familial"
"La cour a estimé qu'il en résulte incontestablement l'existence d'un signalement à la date indiquée, ce qui dément suffisamment les manœuvres dolosives invoquées par l'appelant", a-t-elle ajouté, considérant qu'il "n'en résulte aucune violation manifeste d'une règle de droit".
Philippe Brun a été suspendu le 16 septembre du PS à titre conservatoire à la suite d'accusations d'une militante portant sur des "faits susceptibles de relever d'une caractérisation pénale", selon la direction du PS.
Les accusations portent sur trois registres : "le registre du harcèlement", celui "des violences physiques" et celui de "l'emploi familial", a précisé la direction du PS à l'AFP.
Philippe Brun, qui avait obtenu ses parrainages, a accusé son parti d'avoir "instrumentalisé" un conflit qui l'oppose à une ancienne collaboratrice pour le "tuer politiquement". Le scrutin de la primaire est prévu les 9-10 et 16-17 octobre.