"Près de 3.000" sans-abri dénombrés lors d'un premier recensement à Paris, selon la mairie

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 En comptant les personnes qui sont hébergées dans le cadre du plan hiver, on arrive à presque "5.000 personnes à la rue à Paris sans solution durable".
En comptant les personnes qui sont hébergées dans le cadre du plan hiver, on arrive à presque "5.000 personnes à la rue à Paris sans solution durable". © JOEL SAGET / AFP
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Ce décompte a été mené dans la nuit de jeudi à vendredi dernier par 2.000 personnes,dont 1.700 bénévoles.

"Près de 3.000" sans-abri ont été comptabilisés à Paris dans la nuit de jeudi à vendredi dernier lors d'une opération de recensement inédite en France, a annoncé mercredi Bruno Julliard, premier adjoint à la maire de Paris.

Près de 5.000 personnes "sans solution durable". En comptant les personnes qui sont hébergées dans le cadre du plan hiver, on arrive à presque "5.000 personnes à la rue à Paris sans solution durable", ajoute sur son compte Twitter le Samu social de la capitale, groupement d'intérêt public qui rassemble associations et autorités locales.

Recensement lors de la "Nuit de la solidarité". Ce premier comptage des SDF dormant dans la rue a été mené par 2.000 personnes, dont 1.700 bénévoles, alors que le nombre réel de sans-abri en région parisienne a été la source d'une récente polémique entre gouvernement et associations. La "Nuit de la solidarité" de jeudi dernier, qui s'inspire d'opérations similaires menées à Bruxelles, New York ou Athènes, a été organisée quelques semaines après la polémique soulevée par le député La République en marche de Paris, Sylvain Maillard, qui a affirmé que "même dans les cas de grand froid, certains SDF ne souhaitent pas être mis à l'abri".

Un chiffre loin du comptage de Julien Denormandie. Ces propos avaient déclenché l'ire des associations, déjà échaudées par la confusion née des déclaration du secrétaire d'État à la Cohésion des territoires, Julien Denormandie, laissant penser que seule une cinquantaine d'hommes isolés dormaient dans la rue en Île-de-France. Le secrétaire d'Etat avait par la suite précisé qu'il avait voulu parler du "nombre de personnes qui se voient refuser une offre d'hébergement faute de places.