Plusieurs milliers de "gilets jaunes" défilent à Montpellier, Strasbourg, Toulouse ou Bordeaux

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Plusieurs centaines de personnes ont défilé dans les rues de Montpellier.
Plusieurs centaines de personnes ont défilé dans les rues de Montpellier. © PASCAL GUYOT / AFP
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À Montpellier, 12 personnes avaient été interpellées avant 18 heures, tandis que trois policiers et un manifestant ont été légèrement blessés.

Plusieurs milliers de "gilets jaunes" ont défilé samedi dans plusieurs villes de France, à Montpellier, Toulouse, Bordeaux ou Strasbourg, quelques jours avant le premier anniversaire du mouvement, dans une ambiance parfois tendue.

À Montpellier, quelque 600 à 700 personnes ont défilé, en réponse à un appel "national", dans une ambiance vite tendue marquée par plusieurs interpellations. Peu avant 18 heures, 12 personnes avaient été interpellées, et trois policiers et un manifestants légèrement blessés, a précisé la préfecture de l'Hérault.

"Vivre et non survivre"

Dès le début de la manifestation, en début d'après-midi, plusieurs cordons de CRS ont encerclé les manifestants, barrant notamment l'accès à la gare, au centre commercial du Polygone et à la préfecture, et ont envoyé des gaz lacrymogènes, a constaté un correspondant de l'AFP. Certains manifestants, portant des masques à gaz, des casques ou des cagoules, ont de leur côté jeté des fumigènes et des pétards, pendant qu'une enceinte mobile crachait la musique de la saga Star Wars.

À Strasbourg, quelques centaines de "gilets jaunes", dont beaucoup venus de la Lorraine voisine, ont aussi répondu samedi à un appel régional à manifester dans la capitale alsacienne. Munis de pétards et de fumigènes, ils ont défilé bruyamment en début d'après-midi derrière une banderole proclamant "Vivre et non survivre, on ne lâche rien", en scandant des slogans hostiles à Emmanuel Macron et criant "ça va péter", "Révolution!"

300 personnes mobilisées à Toulouse

À Toulouse, environ 300 personnes ont manifesté dans le centre-ville. Le cortège a d'abord emprunté des rues étroites pour éviter les forces de l'ordre mais après deux heures de mobilisation, une centaine de manifestants se sont dirigés vers un cordon de CRS. Après quelques dizaines de minutes de face à face et diverses sommations, les CRS ont tiré des grenades lacrymogène pour disperser les manifestants.

À Bordeaux, les "gilets jaunes" ont été rejoints par des manifestants kurdes. Aux "Assassin Erdogan, Rojava vivra, Rojava vaincra" répondaient des "Travaille, consomme et ferme ta gueule". Certains "gilets jaunes" brandissaient des drapeaux kurdes et d'autres criaient "Assassin Erdogan", tandis que quelques Kurdes portaient des gilets jaunes.