Piotr Pavlenski, l'homme qui a diffusé la vidéo attribuée à Benjamin Griveaux, placé en garde à vue

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L'activiste russe a été arrêté à Paris samedi (photo d'archives).
L'activiste russe a été arrêté à Paris samedi (photo d'archives). © LIONEL BONAVENTURE / AFP
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L'activiste russe, qui faisait l'objet d'un mandat de recherche depuis la Saint-Sylvestre pour une bagarre en boîte de nuit, a été interpellé samedi après-midi par la BAC. Il a été placé en garde à vue. 

Il est l'homme par qui a éclaté l'affaire Benjamin Griveaux. L'activiste russe Piotr Pavlenski, qui faisait l'objet d'un mandat de recherche depuis la Saint-Sylvestre pour une bagarre dans un appartement parisien, a été interpellé samedi après-midi, selon des informations de BFMTV confirmées à Europe 1. L'individu, qui se cachait dans un hôtel, a été arrêté Porte de Saint-Cloud. 

Une enquête pour "violences volontaires avec arme"

Ce réfugié politique en France était visé depuis plusieurs semaines par cette enquête, ouverte pour "violences volontaires avec arme": il a été arrêté et placé en garde à vue dans le cadre de cette procédure, a confirmé le parquet de Paris. Piotr Pavlenski est mis en cause pour avoir participé à une rixe dans la soirée du 31 décembre dans un appartement du 6e arrondissement. Selon le récit d'un participant à l'AFP, une dispute aurait éclaté entre plusieurs personnes et l'artiste russe controversé, qui se serait saisi d'un couteau dans la cuisine. Deux des invités ont été blessés avec ce couteau, a rapporté Médiapart, qui avait révélé l'existence de cette enquête. "Une bouteille a été cassée sur le crâne" de Piotr Pavlenski lors ce cette rixe et il était dans un "sale état", a rapporté une autre source contactée par l'AFP.

Cette enquête est sans lien avec la vidéo au coeur du scandale ayant provoqué le retrait, vendredi, de Benjamin Griveaux de la course à la mairie de Paris, après la diffusion de vidéos et messages à caractère sexuel. L'artiste contestataire russe, qui avait incendié la façade d'une succursale de la Banque de France en 2017, a justifié la diffusion des vidéos attribuées à Benjamin Griveaux en arguant qu'elles démontreraient "l"hypocrisie" de l'ex-candidat LREM à la mairie, celui-ci ayant fait campagne en mettant en avant "les valeurs familiales traditionnelles".

Europe 1
Par Marion Dubreuil