Peste porcine : la France encore "indemne", selon Didier Guillaume

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Didier Guillaume estime que la France est encore "indemne" de tout cas de peste porcine africaine.
Didier Guillaume estime que la France est encore "indemne" de tout cas de peste porcine africaine. © Ludovic MARIN / AFP
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La France a "construit une barrière de 112 kilomètres infranchissable" et a "fait un vide sanitaire total", selon le ministre pour se protéger.

Le territoire français est encore "indemne" de tout cas de peste porcine africaine grâce au "vide sanitaire" imposé à la frontière franco-belge, même si plusieurs centaines de sangliers malades ont été trouvés morts en Belgique, a affirmé vendredi le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume.

Une maladie non-transmissible à l'homme

"La Belgique vient de trouver 657 sangliers morts atteints de la peste porcine africaine et le dernier à deux kilomètres de la frontière" a déclaré Didier Guillaume lors d'une visite dans le Béarn auprès de producteurs de jambon de Bayonne. La peste porcine africaine est une maladie hémorragique virale dont le taux de mortalité est proche de 100%, mais qui n'est pas transmissible à l'homme.  

Elle se propage notamment via les sangliers et la faune sauvage, privant le pays où elle est détectée de son "statut indemne", ce qui empêche quasi-automatiquement l'exportation de viande de porc. "Nous avons construit une barrière de 112 kilomètres infranchissable et nous avons fait un vide sanitaire total" à la frontière franco-belge entre la Meuse et les Ardennes, en tuant tous les sangliers dans cette zone et en interdisant les promenades en forêt, a expliqué le ministre. 

Vers une "régionalisation"

La zone dite blanche est prolongée par une barrière de "plusieurs dizaines de kilomètres en Meurthe-et-Moselle", a précisé le ministre. "Aujourd'hui, nous pouvons déclarer que la France est indemne", a-t-il dit, "nous avons le tampon de l'UE".

Didier Guillaume travaille parallèlement avec les autorités bruxelloises pour obtenir une "régionalisation", c'est-à-dire faire en sorte que si un sanglier contaminé était retrouvé dans un département français frontalier, cela ne bloquerait pas les élevages et exportations de produits porcins français issus d'autres régions, en particulier de Bretagne et du Pays Basque.