Perla Servan-Schreiber : "Tout le monde se battait pour venir prendre un repas chez ma mère"

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Perla Servan-Schreiber
La cusinière Perla Servan-Schreiber dans l'émission "La Table des bons vivants." © Europe 1
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La cuisinière Perla Servan-Schreiber, était l'invitée de Laurent Mariotte dans l'émission "La Table des bons vivants". Entre rire et émotion, l'autrice est revenue sur le talent indéniable de sa mère pour la cuisine, celle qui lui a communiqué l'amour de la bonne nourriture. 
INTERVIEW

Autrice à succès de livres culinaires, Perla Servan-Schreiber éprouve un amour incontestable pour la gastronomie. La cuisine généreuse que l'on partage autour d'une grande table avec ses proches. Pour profiter du moment et des gens que l'on aime. D'ailleurs, Enjoy ("profiter" en anglais est le nom de son dernier livre) aux éditions Flammarion. Une passion culinaire qui a régi sa vie et qu'elle doit à sa maman ainsi qu'à son enfance au Maroc, comme elle l'explique à Laurent Mariotte dans l'émission La Table des bons vivants

Exister par la cuisine

"Ma mère avait un talent formidable pour la cuisine", raconte fièrement Perla Servan-Schreiber. "Elle est de cette génération où les femmes étaient à peine instruites et bien entendu, sans liberté. Ma mère n'était pas autonome financièrement. Et donc, pour être reconnue comme personne, elle a développé un talent en cuisine et en pâtisserie… C'es ce qui lui a permis d'acquérir une renommée exceptionnelle. Tout le monde se battait vraiment pour venir prendre un repas chez nous."

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"Le goût dans les mains" 

Un talent fou qui lui a permis d'écrire un livre à l'âge de 85 ans. "Rien n'était écrit. Les recettes, elle les avait dans sa tête. C'est ce qu'on appelle avoir le goût dans les mains. Du coup, l'idée m'est venue au décès de mon père. Elle s'est retrouvée seule alors qu'elle était mariée depuis l'âge de 14 ans et je me suis dit 'si je ne lui donne pas un projet, on ne va pas y arriver.' Je lui ai demandé de tout peser et de tout écrire pour avoir une trace et pour l'occuper." Un livre comme un flambeau pour sa fille qui a aussi hérité de la "main intelligente", comme on dit dans la profession. 

Europe 1
Par Coraline Brouez