Pédophilie : un animateur jeunesse, déjà condamné, mis en examen pour des agressions sexuelles sur mineurs

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L'homme a été mis en examen et placé en détention pour des agressions sexuelles sur des mineurs qu'il entraînait dans l'équipe de basket.
L'homme a été mis en examen et placé en détention pour des agressions sexuelles sur des mineurs qu'il entraînait dans l'équipe de basket. © Jeff PACHOUD / AFP
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Un homme de 43 ans, déjà condamné en 2005, a été mis en examen par le parquet d'Angers pour des agressions sexuelles sur deux mineurs. Il était coordinateur du service jeunesse de Bouchemaine, dans le Maine-et-Loire.

Déjà condamné dans le passé, un homme âgé de 43 ans, coordinateur du service jeunesse de Bouchemaine, dans le Maine-et-Loire, a été mis en examen et placé en détention provisoire vendredi pour des agressions sexuelles commises sur mineur, a indiqué mercredi le parquet d'Angers.

Deux plaintes d'adolescents. Cette mise en examen fait suite au dépôt fin février de plaintes de deux adolescents, âgés de 13 et 14 ans, tous deux joueurs de basket dans l'équipe dont l'homme était aussi l'entraîneur, à titre bénévole. Les faits les plus récents remontent au début du mois de février. Ils auraient été commis au domicile des parents d'un ami de la victime présumée chez qui celle-ci mais aussi son entraîneur avaient passé la nuit. La deuxième agression se serait déroulée dans des circonstances quasi-similaires un an plus tôt sur l'adolescent aujourd'hui âgé de 14 ans.

Aucun souvenir des faits, selon le mis en examen. "En garde à vue, il a reconnu les éléments de contexte et affirmé qu'il ne se souvenait pas des faits en raison, à chaque fois, de son état alcoolisé et d'un traitement anti-dépresseur. Mais il n'a pas remis en cause les récits des jeunes", a indiqué Yves Gambert, procureur de la République d'Angers.

Une première condamnation pour des faits similaires. L'homme mis en examen avait déjà été poursuivi et condamné en 2005 par le tribunal correctionnel de Lorient, dans le Morbihan, pour agression sexuelle sur mineur par une personne abusant de l'autorité de sa fonction. L'animateur aurait bénéficié pour cette condamnation d'une réhabilitation légale il y a quelques années, a indiqué une source proche de l'enquête.

Pas de mention de la condamnation sur son casier. Véronique Maillet, maire de cette commune de 6.500 habitants, a confirmé que cette condamnation ne figurait pas au bulletin du casier judiciaire que ses services ont pu consulter avant de recruter l'homme en 2014, d'abord comme contractuel, avant de le titulariser. "Il est inadmissible qu'une collectivité locale, comme la nôtre, soit privée de ce type d'information. Ça signifie que le bulletin ne correspondait à rien et que nous n'avons pas les moyens de nous protéger", a protesté l'élue.

Peut-être d'autres victimes. L'enquête, confiée à la Brigade de recherche de la gendarmerie d'Angers, va s'attacher maintenant à recenser les éventuelles autres victimes de l'animateur et éducateur qui accompagnait les jeunes dans de nombreuses activités, y compris en camp de vacances.