L'ancien chirurgien de Jonzac visé par une soixantaine de plaintes pour pédophilie

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© JACQUES DEMARTHON / AFP
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Déjà visé par une enquête pour viol sur mineur de moins de 15 ans, l'ancien chirurgien de Jonzac a désormais une soixantaine de plaintes contre lui, après que les enquêteurs soient entrés en contact avec 200 autres victimes possibles. 

Il est désormais visé par une "soixantaine de plaintes" de victimes potentielles. Joël Le Scouarnec, l'ex-chirurgien de Jonzac, mis en cause dans une autre affaire de pédophilie concernant quatre victimes mineures remontant à la période de 1989 à 2017, est sous le coup d'une autre enquête. Qui pourrait le rendre coupable de pédophilie à très grande échelle. 

C'est lors d'une perquisition à son domicile dans le cadre de l'affaire pour laquelle il sera jugé début 2020, que les enquêteurs découvrent plusieurs carnets dans lesquels figurent plus de 200 noms de mineurs, filles et garçons. Rédigés à la main, ces carnets détaillent des actes sexuels. De nouvelles investigations sont donc déclenchées sous l'autorité du parquet de La Rochelle pour rechercher et auditionner d'autres éventuelles victimes.

Des agressions qui se sont possiblement déroulées "dans le cadre d'une hospitalisation"

"A ce stade, une soixantaine de personnes ont été entendues et ont souhaité porter plainte", explique le procureur de La Rochelle Laurent Zuchowicz au micro d'Europe 1. "Plaintes qui sont nécessairement croisées avec d'autres éléments, par exemple des documents établis lors d'une hospitalisation, des témoignages etc". Car le travail des gendarmes de la section de recherches de Poitiers, en charge des investigations, est compliqué : "Il s'agit d'un travail d'enquête qui nécessite du temps et de la rigueur. Et à ce stade, toute exploitation anticipée est nécessairement prématurée". Une difficulté accentuée par l'ancienneté supposée des faits. 

D'autant que le procureur laisse ouverte la possibilité que les supposées agressions aient eu lieues "dans le cadre d'une hospitalisation". De là à dire que les faits se sont produits alors que les victimes étaient en état de faiblesse, voire endormies ? "C'est justement cela qui fait l'objet de vérifications", précise-t-il au micro d'Europe 1.

Quant au suspect de l'affaire, les enquêteurs attendent de recevoir d'autres plaintes avant de l'entendre. Mais "le chiffre [des plaintes] est évolutif. Nous recueillons les plaintes au fur et à mesure", précise le procureur à l'AFP. Ce n'est qu'après son audition que le parquet pourra décider d'ouvrir une éventuelle information judiciaire, confiée à un juge d'instruction.

Europe 1
Par Alain Acco, édité par Ugo Pascolo avec AFP