"Payer des heures supplémentaires 12,47 euros à des policiers, c’est honteux"

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Philippe Capon, secrétaire général du syndicat Unsa Police, est satisfait que Christophe Castaner ait annoncé qu’une partie des heures supplémentaires seraient bientôt payées. Mais il dénonce sur Europe 1 le montant choisi.
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C’est l’une des revendications les plus anciennes, mais aussi les plus fortes, des policiers, que Christophe Castaner a tenté de satisfaire jeudi soir. Le ministre de l’Intérieur a annoncé sur France 2 qu’une partie des heures supplémentaires dues aux policiers seraient payées d’ici à la fin de l’année. De quoi calmer la colère des policiers ? pas vraiment, à en croire Philippe Capon, secrétaire général du syndicat Unsa Police, interrogé vendredi matin sur Europe 1. Le syndicaliste fait certes part de sa "satisfaction dans un premier temps", mais il émet très vite une "interrogation aussi sur le montant du paiement, puisqu’il est prévu que l’heure supplémentaire soit payée à 12,47 euros brut. C’est un taux très bas", juge-t-il.

"Hors de question qu’on se serve de ce paiement à la hauteur de 12,47 euros pour l’avenir"

Philippe Capon a également une autre réserve, "sur une revendication qu’on avait depuis quelque temps de donner le choix aux policiers entre le paiement et la récupération". Christophe Castaner doit donc s’attendre à un retour de la fronde policière d’ici à quelques semaines. "Oui pour cette année, on fait comme ça, mais à partir du 1er janvier 2020, il faudra qu’on rediscute d’ici là et qu’on passe à autre chose", prévient Phlippe Capon. "Parce que payer les heures supplémentaires à 12,47 euros à des fonctionnaires de police, c’est honteux. Donc on est à la limite de l’acceptable."

Ce que l’Unsa police ne veut pas, c’est que ces fameux 12,47 euros brut soir la base du calcul pour els années à venir. "Hors de question qu’on se serve de ce paiement à la hauteur de 12,47 euros pour l’avenir", tonne son secrétaire général. "Il faut qu’on puisse appliquer d’autres règles. On nous assimile maintenant très couramment, et le président de la République en particulier, en disant, les policiers, pour les retraites, ils seront au même régime que tout le monde. Eh bien mettons aussi les policiers au même régime que tout le monde sur le paiement des heures supplémentaires. Indexons-les aux salaires, mettons en place les pourcentages tels qu’ils existent dans le secteur privé", réclame Philippe Capon.

Europe 1
Par Rémi Duchemin