#PasDeVague : à Créteil, les parents d'élèves réunis pour parler des violences à l'école

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Image d'illustration. Le lycée Édouard-Branly de Créteil, où se sont déroulés les faits.
Image d'illustration. Le lycée Édouard-Branly de Créteil, où se sont déroulés les faits. © Capture d'écran Google Street View
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Une dizaine de parents d'élèves du lycée Édouard-Branly de Créteil se sont réunis pour pour échanger et débattre des violences dans les écoles et les quartiers.

En finir avec les violences dans l'école et à l'extérieur. Après le témoignage du mal-être des professeurs via le hashtag #PasdeVague, à la suite de la vidéo montant un élève du lycée Édouard-Branly, à Créteil, obliger sa professeure à le noter "présent" sous la menace d'un pistolet à billes, une dizaine de parents d'élèves se sont réunis, lundi soir, dans un local devant le Palais de Justice pour évoquer la violence dans les quartiers, qui se répand à l'intérieur de l'école. 

Une violence présente. "Mon fils a frôlé la mort", témoigne au micro d'Europe 1, cette mère dont le fils a été gravement blessé dans une bagarre entre bandes. "On lui a mis un coup de couteau sur le thorax, ça a perforé son poumon. Ça peut arriver à tout le monde et je ne veux pas de ça, je ne veux pas de maman qui pleure, je ne veux pas de papa qui pleure", explique-t-elle. 

Des tensions à l'école et dans les quartiers populaires. Au-delà de l'émotion et de la peur suscitée par la vidéo du lycéen, qui a été mis en examen, les parents d'élèves craignent ce qui se passe en dehors de l'école. "C'est d'abord parce qu'il y a des tensions dans les établissements scolaires et ça se propage dans les quartiers populaires. Et inversement", avance Ouarda Itrani, parent d'élèves et membre du collectif Unis pour la réussite scolaire. "On se bat pour avoir des moyens humains, des moyens financiers, et pouvoir créer du lien avec ces établissements-là, et ça c'est très important", estime-t-elle. 

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Un Etat défaillant. Quant à la promesse de Michel Blanquer, ministre de l'Education nationale, de "rétablir l'ordre et l'autorité dans tous les établissements où la situation s'est dégradée", ces parents d'élèves retiennent simplement que l'Etat n'a pas fait son travail.