Paris : opération escargot pour défendre le régime spécial de retraite des policiers

, modifié à
  • A
  • A
Alliance police paris manifestation 1280 STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Au niveau du pont d'Ivry, une centaine de manifestants ont allumé des fumigènes. © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Partagez sur :
Pour le syndicat Alliance, cette opération escargot menée à Paris est une action de sensibilisation préventive à destination du gouvernement.

Le syndicat policier Alliance a organisé mardi matin une opération escargot sur une partie du périphérique parisien pour défendre le régime spécial de retraite des policiers.

Une centaine de manifestants. Des camionnettes recouvertes de banderoles du syndicat ont ralenti la circulation sur les tronçons intérieur et extérieur du périphérique tandis qu'au niveau du pont d'Ivry une centaine de manifestants ont allumé des fumigènes. Cette action intervient à l'occasion d'une journée de mobilisation de l'ensemble de la fonction publique pour défendre son statut et s'opposer à une future réforme du gouvernement, perçue comme une "attaque". L'exécutif envisage un futur "système unique" de retraites censé remplacer la quarantaine de régimes existants.

Un métier dangereux qui mérite "une reconnaissance". Selon Jean-Claude Delage, secrétaire général du syndicat de gardiens de la paix et de gradés, il s'agit "d'une action de sensibilisation préventive" à destination du gouvernement et du président de la République à qui le syndicaliste a également adressé un courrier. "Le métier des policiers est atypique, dangereux. Nous sommes corvéables à merci, 24H/24H. Nous payons un lourd tribut, avec des blessés et des tués sur la voie publique pour protéger les Français. Nous estimons que ce statut spécial des policiers n'est pas un privilège mais une reconnaissance", a déclaré Jean-Claude Delage. 

 

Un engagement de campagne. "Nous avions saisi préventivement le président de la République lorsqu'il était candidat. Celui-ci a répondu à Alliance qu'il ne toucherait pas au régime des policiers. Nous voulons lui rappeler les engagements qu'il a pris", a-t-il ajouté. "On a déjà touché à ce régime spécial. Nous disons 'ça suffit'. Il ne s'agit pas de toucher à ce qu'il reste de ce statut spécial historique, à savoir cinq années de bonification de retraite quand vous avez 27 ans de service et l'âge légal de départ à la retraite, qui est aujourd'hui fixé à 57 ans." "Je vous laisse imaginer si demain les policiers doivent travailler jusqu'à 62 ou 65 ans sur le terrain pour aller participer à des opérations de lutte contre la délinquance. C'est complètement irréaliste", a poursuivi Jean-Claude Delage. Ce responsable défend également le maintien du calcul de la pension de retraite sur les six derniers mois d'activité, mesure propre à l'ensemble de la fonction publique.

Europe 1
Par Europe1.fr avec AFP