Parcoursup : un bilan et sans doute des ajustements annoncés fin septembre

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Le bilan de Parcoursup "se fera avec l'ensemble des acteurs, présidents d'université, enseignants chercheurs, etc.", a affirmé Frédérique Vidal.
Le bilan de Parcoursup "se fera avec l'ensemble des acteurs, présidents d'université, enseignants chercheurs, etc.", a affirmé Frédérique Vidal. © LUDOVIC MARIN / AFP
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"J'ai toujours dit qu'on ferait un bilan à la fin septembre et c'est ce qu'on fera (…). S'il faut ajuster des choses, on les ajustera", a assuré Frédérique Vidal, la ministre de l'Enseignement supérieur.

Le ministère de l'Enseignement supérieur dévoilera fin septembre un bilan de la plateforme Parcoursup, accompagné d'ajustements tirés de l'inauguration de ce nouveau système d'affectation des étudiants, a indiqué mercredi la ministre Frédérique Vidal.

"S'il faut ajuster des choses, on les ajustera". "J'ai toujours dit qu'on ferait un bilan à la fin septembre et c'est ce qu'on fera (…). S'il faut ajuster des choses, on les ajustera", a déclaré la ministre sur France Inter, alors que le fonctionnement et les chiffres sur le nombre de bacheliers en attente d'une place dans l'enseignement supérieur ont fait débat au cours de l'été. Le bilan de Parcoursup "se fera avec l'ensemble des acteurs, présidents d'université, enseignants chercheurs, etc.", a-t-elle ajouté.

Parmi les sujets abordés figurera par exemple l'amélioration de l'affectation dans les logements étudiants du Crous, qui doit "se faire plus en lien avec la plateforme Parcoursup", selon la ministre. Des parents dont les enfants sont encore sur liste d'attente pour des formations dans deux régions différentes doivent en effet verser les cautions dans plusieurs Crous pour retenir un logement, avec le risque de perdre ces versements si l'admission finale intervient trop tard.

Plus de 15.000 candidats toujours en attente d'une réponse. À quelques jours de la fin de la phase complémentaire, le 5 septembre, il restait un peu moins de 15.500 candidats toujours en attente d'une réponse, dont 8.900 lycéens, selon les chiffres du ministère. Ils sont accompagnés par les commissions rectorales. Environ 47.000 autres sont également sans affectation mais sont considérés comme "inactifs" par le ministère : ils n'ont pas répondu aux sollicitations les invitant à s'inscrire en phase complémentaire ou à avoir recours à un accompagnement personnalisé.

Au total, plus de 586.000 étudiants ont accepté une proposition et 163.000 candidats ont quitté Parcoursup, parce qu'ils n'ont pas eu le bac, ont été pris à des formations ne figurant pas sur la plateforme (instituts infirmiers, Sciences Po, etc.) ou parce qu'ils ont renoncé aux études supérieures, du moins pour l'an prochain.

Des engagements tenus selon la ministre. Pour Frédérique Vidal, trois engagements-clé ont été tenus : suppression du tirage au sort - principale critique du dispositif précédent APB -, mise en place de parcours d'accompagnement pour les bacheliers les plus fragiles lors de la première année de fac (130.000 jeunes devraient en bénéficier) et baisse, selon elle, du coût de la rentrée universitaire. Les étudiants vont économiser les 217 euros de cotisation à la sécu étudiante mais devront payer une nouvelle contribution de 90 euros.

Le Défenseur des droits a par ailleurs donné suite à la requête du président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis Stéphane Troussel qui demandait un éclaircissement sur "les modalités de sélection" appliquées par les universités dans le cadre de Parcoursup, selon un courrier transmis par Stéphane Troussel. Dans cette lettre, Jacques Toubon dit ainsi avoir saisi Frédérique Vidal, le président de la conférence des présidents d'université (CPU) Gilles Roussel et la présidente du comité éthique et scientifique de Parcoursup Noëlle Lenoir.