On (re)découvre les vins rouges du Jura

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Zoom sur les vins rouges du Jura. © Pexels
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Du Jura, on retient surtout la richesse des vins blancs, voire jaunes au goût sucré. Mais c'est sans compter sur Olivier Poels et sa connaissance du terroir pour nous rappeler que le vin rouge est aussi un des trésors de la région. Un petit rappel à l'ordre gourmand dans l'émission de Laurent Mariotte, "La Table des bons vivants".

Dans l'émission de Laurent Mariotte, La Table des bons vivants, Olivier Poels nous emmène en balade à travers les vignobles du Jura. Mais attention, pas n'importe lesquels, ceux qui sont à l'origine des vins rouges de la région. Des vins longtemps boudés et qui, pourtant, ont un intérêt gustatif indéniable.

Jamais deux sans trois

"Tout d'abord dans le Jura, il est important de rappeler qu'il y a trois cépages de vin rouge", explique Olivier Poels. "Deux d'entre eux sont vraiment très caractéristiques de la région, il s'agit du Trousseau et du Poulsard. Et enfin, on retrouve le pinot noir moins inédit puisqu'il s'agit également du cépage de la Bourgogne." Il faut également savoir qu'il existe deux appellations pour le Jura : Côtes du Jura et l'Arbois. 

Tous sont des vins au style inimitable. "Les vins rouges du Jura sont des vins qui ont été pendant longtemps mal considérés parce que, comme dans beaucoup de vignobles dans la région, la météo ne permettait pas de belles maturations. On avait des vins qui étaient un petit peu acide, un petit peu raide", se rappelle le chroniqueur. "Mais là, depuis quelques années, il faut reconnaître que ces vins rouges connaissent un engouement absolument incroyable." Un renouveau en partie dû à la nouvelle génération de vigneron. 

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Des vins plus digestes

"Il est indéniable que ces vins rouges ont indéniablement progressé", constate Olivier Poels. "Il faut saluer toute une génération de vignerons qui a fait un travail remarquable. Je vous ai d'ailleurs apporté un vin signé Jean-François Galva, qui est l'un des grands vignerons du Jura, avec une approche façon vin nature, avec très peu de soufre et très peu d'intervention dans la fermentation. On peut également citer le domaine Tissot." Tous sont des millésimes 2018.

La grande force de ces vins, leur côté digeste sans perdre en goût. "Il y a peu de couleur dans ce vin. On dirait presque un rosé un peu soutenu, mais en même temps, il y a de la longueur. Une très belle complexité avec un soyeux que je trouve admirable." En revanche, pour avoir un vin de cette qualité, il va falloir mettre la main au portefeuille et compter une quinzaine d'euros minimum pour une bouteille. "Le prix un peu élevé s'explique par le fait qu'il s'agit de vignes très compliquées à travailler." 

Europe 1
Par Coraline Brouez